« Je me consacre pleinement à mon travail dans l’atelier. L’atelier est en quelque sorte mon laboratoire. » Lynda Benglis Cette collection est une réponse, dans le langage de la haute couture, à l’œuvre de la sculptrice américaine Lynda Benglis. De nombreuses œuvres de l’artiste naissent de matériaux bidimensionnels qui sont transformés, par des techniques de nouage, de plissage ou de moulage, en objets tridimensionnels. L’art de la haute couture opère une transformation similaire : le tissu se voit conférer une forme sculpturale, accentuée lorsqu’il est porté. Jonathan Anderson s’inspire de ce lien pour explorer les gestes physiques du plissé main, du nouage et du drapé. Les surfaces des œuvres de Lynda Benglis entrent également en jeu : elles sont reproduites par les Ateliers à travers des tissus métalliques, irisés, incrustés ou à l’aspect papier. L’illusion du grillage est recréée par un filet argenté souple. La relation de longue date que l’artiste entretient avec la ville d’Ahmedabad, dans l’État du Gujarat, en Inde, se traduit dans certaines de ses œuvres. Sa série Peacock, commencée à la fin des années 1970 et inspirée par les paons qu’elle observait au sein du domaine de la famille Sarabhai, à Ahmedabad, s’exprime par des ornements floraux de couleurs vives, rehaussés de perles. Les recherches menées par Jonathan Anderson sur cet ensemble d’œuvres l’ont amené à s’intéresser de près à l’artisanat indien lui-même, et plus particulièrement à la tradition du chintz du XVIIIe siècle. Ces cotons finement tissés, généralement peints à la main ou imprimés au bloc, ont eu une influence profonde et durable sur les arts décoratifs européens. Des fragments anciens de chintz et d’indiennes, provenant d’un marchand spécialisé, ornent les sacs Petit Dîner ainsi que les mini Lady Dior. Le paysage d’Ahmedabad inspire une nouvelle piste de réflexion pour le concept de « laboratoire couture » de Jonathan Anderson : fasciné par l’idée de contrastes entre les environnements, il met en parallèle la relative abondance de cette ville avec le climat aride et l’air cristallin de Santa Fe, au Nouveau-Mexique, où Lynda Benglis a toujours une maison et un atelier. Les motifs floraux de la collection, ainsi que son jeu chromatique, évoquent ces deux paysages. LES SACS Les incrustations de nacre, la passementerie et les cuirs chatoyants font écho aux vêtements de la collection. La série Dior Anthology, lancée la saison dernière, se poursuit : le sac Petit Dîner et le mini Lady Dior sont ornés de fragments de chintz indien du XVIIIe siècle et d’indiennes provenant d’un marchand spécialisé. Les références florales s’inspirent de deux paysages au cœur desquels Lynda Benglis vit et travaille : l’un au Nouveau-Mexique, l’autre au Gujarat. Quatre modèles ont été créés en collaboration avec l’artiste : le Dior Cigale en plissé métallisé ; un Dior Bow sculptural ; un nouveau Lady Dior et un Petit Dîner orné d’un nœud inspiré de l’univers de Lynda Benglis. LES SOULIERS Avec leurs reflets, leur brillance et leurs superpositions en treillis, les souliers reprennent les textures et les matériaux caractéristiques de l’œuvre de Lynda Benglis. Les escarpins en satin aux couleurs contrastées présentent un bout carré allongé, une silhouette que l’on retrouve également dans divers modèles brodés de paillettes irrégulières, de micropaillettes et de perles, ainsi que d’ornements floraux vaporeux. Ceux inspirés de la série Peacock imaginée par Lynda Benglis, présents sur trois looks de la collection, sont déclinés sur des escarpins transparents, tandis que d’autres sont agrémentés de nœuds métalliques plissés. LES BIJOUX Les pièces sont créées par des artisans en France et en Inde, notamment à Jaipur, au Rajasthan. De la nacre, du cristal de roche et de l’onyx vert sculpté (évoquant les émeraudes, symboles traditionnels) sont enfilés sur des cordons à pompons ; un style repris avec des perles d’onyx noir, d’hématite et de cornaline. Des motifs floraux issus de textiles indiens anciens et rares sont représentés dans des micromosaïques richement colorées, tandis que des colliers composés de disques de tailles variées imitent les effets de surface de la terre cuite. La série Peacock de Lynda Benglis est directement réinterprétée par des compositions, réalisées à Paris, d’éléments brodés sur du fil d’argent sterling. L’EXPOSITION Du 7 au 12 juillet, l’exposition Grammaire des Formes sera présentée sur le set du défilé, dans les jardins du musée Rodin. Elle rassemble des pièces de la nouvelle Collection Haute Couture, des créations issues des archives Dior et des œuvres de Lynda Benglis, dont certaines seront exposées pour la première fois en France. Horaires d’ouverture : mardi 7 juillet, de 14h à 18h30 (dernière entrée à 17h45) ; du mercredi 8 juillet au dimanche 12 juillet, de 10h à 18h30 (dernière entrée à 17h45).
GUCCI COLLECTION DE HAUTE JOAILLERIE 2026
Gucci dévoile sa nouvelle collection de Haute Joaillerie, célébrant le savoir-faire artisanal, la nature et l’héritage de la Maison. La collection de Haute Joaillerie 2026 de Gucci rend hommage au monde naturel ainsi qu’à l’héritage emblématique et intemporel de la Maison. Puisant son inspiration dans la beauté des fleurs, l’élégance de l’univers marin et les motifs les plus chers à Gucci, la collection se décline en quatre familles distinctes : Gucci Flora, Gucci Nodo, Everlasting G et Iconic Signatures (incluant les lignes Horsebit et Marina Chain). Chacune témoigne de l’engagement indéfectible de la Maison envers l’artisanat italien. La collection de Haute Joaillerie Flora célèbre le lien historique unissant la Maison au monde naturel. Créé par l’illustrateur Vittorio Accornero en 1966 pour un foulard en soie destiné à Grace Kelly, ce motif est depuis devenu l’une des signatures les plus appréciées et les plus pérennes de la Maison. Dans cette collection, le motif s’épanouit à nouveau à travers une série de pièces de Haute Joaillerie, chacune réinterprétant l’univers Flora grâce à des pierres précieuses rares et des techniques innovantes. Inspirées par l’univers marin, les créations Gucci Nodo réinterprètent le cordage — symbole de force, de lien et de tradition maritime — sous la forme d’une chaîne souple et fluide. Mis à l’honneur par Gucci dès les années 1960, ce motif se décline ici en colliers, bracelets, bagues et boucles d’oreilles de Haute Joaillerie, caractérisés par une chaîne d’une douceur et d’une flexibilité remarquables, épousant les formes avec naturel et élégance. La collection contemporaine Everlasting G transpose l’un des motifs les plus reconnaissables de Gucci dans l’univers de la Haute Joaillerie. Cette gamme polyvalente décline le logo « G » de Gucci en un motif géométrique étiré, sublimé par un généreux pavage de diamants. Les pièces de la ligne Iconic Signatures prolongent le dialogue avec les motifs les plus emblématiques de la Maison : le Horsebit et la Marina Chain. Conçu à l’origine pour orner des mocassins, le symbole Horsebit — une interprétation stylisée de l’attache métallique composée de deux anneaux et d’une barre, typique du mors de cheval — est rapidement devenu une signature de l’héritage Gucci. Le motif Marina Chain, quant à lui, puise son inspiration dans l’univers du yachting. Le motif Horsebit revient au cœur de plusieurs parures. La parure en or blanc, tsavorites et diamants se compose d’un collier, de boucles d’oreilles et d’une bague multi-doigts ; elle réinterprète les lignes fluides du motif « Horsebit » en mêlant diamants et tsavorites d’un vert éclatant. Une autre parure, associant diamants blancs et tanzanites bleues, décline ces mêmes formes sophistiquées avec une luminosité plus froide et intense, à travers un collier à double motif, des boucles d’oreilles, un bracelet et une bague. Un troisième ensemble, tout en or blanc et diamants, présente le motif « Horsebit » dans son expression la plus classique et intemporelle. La collection Marina Chain sublime ce motif d’inspiration marine pour en faire une création audacieuse aux lignes courbes et gracieuses. La parure comprend un collier avec pendentif formé d’une double chaîne « Marina » rehaussée de béryls dorés et de saphirs jaunes, accompagné de boucles d’oreilles aux formes incurvées et d’un bracelet assorti orné de pierres précieuses. Cet ensemble chaleureux et rayonnant incarne l’attachement indéfectible de Gucci à la beauté sous toutes ses formes.
BALMAIN AUTOMNE 2026
Antonin Tron, directeur artistique de Balmain, poursuit le dévoilement de sa vision pour la Maison avec cette toute première campagne. Baptisée « L’heure du Loup » — un jeu de mots autour de l’expression française « entre chien et loup », ce moment mystérieux et indécis où la lumière déclinante cède la place au crépuscule — la campagne publicitaire Balmain Automne 2026 met en lumière les silhouettes fortes et affirmées de la collection, sublimées par la riche tradition de savoir-faire de la Maison. Pour cette campagne photographiée par Suffo Moncloa — artiste espagnol réputé pour ses portraits singuliers à l’élégance décalée —, Tron imagine la collection dans un décor cinématographique évoquant la dualité entre ombre et lumière urbaines. Le cadre choisi est une demeure sculpturale du milieu du siècle signée John Lautner, faisant écho à l’approche moderne et architecturale du design chère à Pierre Balmain, une dimension qu’Antonin Tron a lui-même explorée à travers cette collection Automne 2026. Ce récit rend également hommage à la manière pionnière dont Monsieur Balmain a su magnifier les femmes de l’âge d’or d’Hollywood. Au fil du récit, les protagonistes imaginés par Tron — des personnages intrigants vêtus de pièces phares de la collection Automne-Hiver 2026 (blazers aviateurs en cuir, robes en fil coupé, blouses drapées aux épaules marquées) — semblent échanger sans paroles, leurs interactions empreintes de mystère et de sous-entendus. Malgré leur esthétique cinématographique, ces images nous ramènent à la volonté de Tron de réinventer la Maison Balmain : une Maison portée par une féminité palpable et renouvelée, débarrassée de tout artifice ou excès. Il rend un hommage respectueux à la sensualité et à l’assurance sans compromis de la femme, des qualités qu’il exprime grâce à une précision architecturale alliée à une approche chaleureuse et sensuelle de l’opulence et des ornements propres à la couture. Ces débuts de Tron s’apparentent à la fois à une ode aux origines de la Maison de haute couture fondée par Pierre Balmain en 1945 et à son propre amour pour le mélange de rudesse et de glamour qui caractérisait les héroïnes du cinéma néo-noir des années 1980.
VERONICA BEARD À PARIS
Veronica Beard inaugure sa première boutique parisienne au cœur du Triangle d’Or, à l’angle de l’emblématique rue François 1er. VERONICA BEARD a officiellement ouvert les portes de sa première boutique à Paris, marquant ainsi l’implantation permanente de la marque en France. « Nous sommes ravies d’ouvrir notre première boutique à Paris, véritable temple de la mode et du style ! Implanter notre marque ici — et tout particulièrement notre emblématique « Dickey Jacket » — et créer un lieu où les femmes peuvent s’habiller et se sentir bien est un rêve devenu réalité », déclare Veronica Miele Beard, cofondatrice et coprésidente de Veronica Beard. Paris a longtemps été une source d’inspiration culturelle et d’art de vivre pour les cofondatrices Veronica Miele Beard et Veronica Swanson Beard ; la ville représentait donc une étape naturelle pour le développement de la marque. Après deux expériences réussies de boutiques éphémères aux Galeries Lafayette, cette ouverture témoigne de la demande croissante sur les marchés internationaux et de la dynamique mondiale de la marque, avec d’autres ouvertures prévues en Europe. « Nous avons toujours été inspirées par les femmes françaises — de leur style inimitable à la décoration raffinée de leurs intérieurs — et l’aménagement de notre boutique parisienne reflète cette influence. Nous voulions créer un espace évoquant un petit boudoir chic, rempli de trésors chinés au marché Paul Bert, de tissus signés Pierre Frey et Schumacher, ainsi que de luminaires Fortuny », explique Veronica Swanson Beard, cofondatrice et coprésidente de Veronica Beard. Située au 56 rue François 1er, la boutique s’étend sur 217 m² répartis sur deux niveaux. Elle se distingue par un agencement ouvert et lumineux, conçu pour être à la fois accueillant et raffiné. L’espace joue sur des tons riches, des matières texturées et des objets chinés avec soin — dont beaucoup ont été dénichés par Veronica Swanson Beard dans les marchés aux puces parisiens, notamment celui de Saint-Ouen, ainsi que chez des antiquaires locaux. Le résultat est un lieu à l’atmosphère résolument parisienne, tout en restant fidèle à l’esthétique emblématique de Veronica Beard. Cette ouverture à Paris marque la sixième implantation internationale de Veronica Beard, rejoignant les boutiques déjà existantes à Toronto, Montréal, Vancouver et Londres. La boutique parisienne proposera l’intégralité des collections de la marque, incluant ses pièces iconiques — telles que la « Dickey Jacket » et les modèles en jean — ainsi que le prêt-à-porter de saison, les chaussures, les sacs à main, les bijoux et bien plus encore. Un événement festif pour marquer l’ouverture est prévu plus tard cette année ; des détails supplémentaires seront communiqués ultérieurement.
SAINT LAURENT RESPIRO BY ANTHONY VACCARELLO
Sous la direction artistique d’Anthony Vaccarello, Saint Laurent présente « Respiro ». Photographiée par Henrik Purienne, la campagne met en scène Loli Bahia, SJ, Mona Tougaard, Jenn du Puy et Vittoria Ceretti. Déployée le long de la côte méditerranéenne, dans le sud de la France, la campagne développe une vision cinématographique de l’été à travers une série d’images évocatrices baignées d’une lumière dorée, capturant l’allure magnétique de la saison dans une esthétique sensuelle et empreinte de naturel. La campagne met en lumière une sélection estivale pointue : les sacs « Panier » et « Loulou » en raphia, des coupe-vent légers, des robes à volants et le débardeur « Cassandre ». Au-delà du vestiaire, la campagne célèbre l’art de vivre estival à travers des produits de saison Saint Laurent Rive Droite et des collaborations exclusives, incluant la troisième raquette de tennis Wilson pour Saint Laurent Rive Droite, le vélo électrique Jitensha assemblé à la main, la glacière Fieldbar ainsi qu’une collection d’accessoires de plage conçus pour un été sans fin. Une sélection de produits Saint Laurent et Saint Laurent Rive Droite est disponible dans une sélection de boutiques et sur ysl.com.
Armani fait appel au BCG
Giorgio Armani SpA collabore avec le Boston Consulting Group (BCG) pour définir des axes de croissance dans certains segments clés du luxe, en amont d’un processus de cession de parts prévu pour plus tard cette année, selon des sources proches du dossier. Le groupe de mode italien envisage de se développer dans les secteurs de l’hôtellerie et de la maroquinerie (notamment les sacs à main) — un segment crucial du luxe qui ne représente actuellement qu’une part modeste de l’activité d’Armani —, ont indiqué ces sources sous couvert d’anonymat, le projet étant confidentiel. Armani travaille avec plusieurs consultants à l’élaboration d’un plan stratégique depuis le décès du fondateur Giorgio Armani en septembre, ont précisé ces mêmes sources. Un porte-parole d’Armani a confirmé que l’entreprise élaborait un plan stratégique, tout en refusant de commenter le rôle du Boston Consulting Group. Ce dernier a également refusé tout commentaire. L’élaboration de ce plan inclut une évaluation du positionnement tarifaire et du modèle de distribution d’Armani, ont indiqué les sources. Cette démarche intervient alors que la société, détenue par des intérêts privés, envisage la vente potentielle d’une participation de 15 % — un processus devant débuter en septembre, conformément aux dispositions testamentaires du défunt fondateur. Le décès d’Armani est survenu dans un contexte de ralentissement du marché des produits de luxe individuels ; le groupe a enregistré une baisse de 2,8 % de ses ventes organiques l’an dernier (à taux de change constants). À ce jour, ses héritiers ont intégré des experts du secteur au conseil d’administration et promu Giuseppe Marsocci au poste de directeur général, tout en s’abstenant d’opérer des changements radicaux au sein de l’entreprise. L’entreprise envisage désormais de nommer un haut responsable de la création pour la ligne Emporio Armani, ont ajouté les sources. Cette gamme propose des robes noires à 840 euros (956 dollars) et des costumes pour hommes à 1 250 euros, se positionnant ainsi parmi les marques les plus accessibles du luxe. Le porte-parole de l’entreprise a refusé de commenter ce point concernant Emporio Armani. Armani propose des gammes allant de la marque plus grand public Armani Exchange aux créations exclusives et robes de soirée de la ligne Giorgio Armani Privé. Historiquement, les sacs à main n’ont pas constitué une source de revenus majeure pour la marque. Or, ce segment est essentiel dans l’industrie du luxe, car ces produits génèrent généralement des marges bénéficiaires élevées. L’entreprise considère également son offre dans le domaine de l’hôtellerie — allant du mobilier minimaliste aux séjours hôteliers — comme un élément clé de son image, à l’heure où le luxe s’oriente de plus en plus vers l’expérience client. En janvier, l’entreprise a formé une coentreprise avec Symphony Global, la société d’investissement privée de Mohamed Alabbar, afin de développer de futurs hôtels et complexes hôteliers sous la marque Armani. M. Alabbar est le fondateur de la société dubaïote Emaar Properties PJSC, qui a construit la plus haute tour du monde, le Burj Khalifa. Les partenaires possèdent déjà des hôtels à Dubaï et à Milan. Dans son testament, Giorgio Armani a chargé ses héritiers de trouver un partenaire stratégique dans les 12 à 18 mois suivant son décès. Il a désigné le lunetier EssilorLuxottica SpA, le géant de la beauté L’Oréal SA et le groupe de luxe LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton SE — ou une entreprise de stature équivalente — comme repreneurs privilégiés pour une participation initiale de 15 %, susceptible d’atteindre près de 70 % en l’espace de cinq ans. Une introduction en bourse constitue une autre option envisageable pour l’entreprise. L’Oréal détient une licence à long terme pour la commercialisation des parfums et cosmétiques Armani, tandis qu’EssilorLuxottica gère l’activité lunetterie. Les entreprises pressenties sont restées pour la plupart discrètes quant à leurs intentions, bien que certaines informations suggèrent qu’Armani pourrait rechercher plusieurs investisseurs pour céder cette participation de 15 %. Armani a conservé un contrôle étroit sur son empire de la mode jusqu’à peu de temps avant sa mort, survenue à l’âge de 91 ans. Depuis lors, la direction artistique du groupe est assurée par le président Leo Dell’Orco et par la nièce du fondateur, Silvana Armani. « Nous ne pouvons ignorer la nécessité de nous adapter à un contexte en pleine évolution », a déclaré le PDG Marsocci en avril.
Jacquemus x Monte-Carlo Beach
Après une première édition en 2025, Jacquemus revient au Monte-Carlo Beach Club avec une nouvelle scénographie empreinte d’un imaginaire balnéaire réinterprété. L’ensemble puise dans l’esthétique des beach clubs des années 50, où l’élégance rencontre le loisir méditerranéen. Le jaune banane laisse place cette saison à une palette très fraîche : un bleu menthe, ponctué d’un blanc coconut milk, et relevé de noir. La rayure, devenue un code emblématique de la maison, s’y déploie en diagonale, évoquant un effet berlingot, à la fois graphique et délicat. Elle rythme l’espace du ponton aux beds, des parasols aux serviettes, inscrivant chaque élément dans cette nouvelle palette. Le Bar Piscine décline ces tonalités à travers des lignes épurées, renforçant cette sensation de douceur estivale. Un photobooth inspiré de la collection « Plage » est installé cette saison, permettant aux visiteurs de prendre des photos dans un décor composé notamment du foulard Hippocampe Jacquemus. La collaboration se déploie également à l’Hôtel de Paris Monte-Carlo à travers une vitrine dédiée. Au Beach Club, deux boutiques Jacquemus proposent une sélection d’articles co-signés Jacquemus + Monte-Carlo Beach : une serviette, un t-shirt, un sac de plage. Pensé comme une extension naturelle de l’été méditerranéen, Jacquemus Monte-Carlo Beach prolonge jusqu’au 27 septembre 2026 la dynamique initiée l’année dernière, affirmant un ancrage méditerranéen et une certaine idée de l’Art de Vivre.
Chanel annonce l’acquisition de Charvet
Chanel annonce avoir acquis Charvet afin d’accompagner, sur le long terme, la transmission d’un savoir-faire unique et la pérennité d’une maison patrimoniale française emblématique, dans le respect total de son indépendance créative. Bruno Pavlovsky, Président des activités Mode de Chanel et de Chanel SAS : « Nous nous réjouissons de ce rapprochement avec Charvet, tant il porte une résonance singulière pour Chanel. C’est une même manière de regarder les savoir-faire : avec exigence, respect et la conviction qu’ils ne prennent tout leur sens que lorsqu’ils s’inscrivent dans le temps long. Chez Chanel, nous avons toujours considéré qu’il relevait de notre responsabilité d’accompagner, de préserver et de faire vivre ces gestes rares, qui incarnent à la fois une excellence artisanale et une part essentielle de notre patrimoine culturel. Avec Charvet, cette résonance est d’autant plus forte qu’elle s’inscrit dans une histoire partagée : Boy Capel, qui a tant compté dans la vie de Gabrielle Chanel, s’habillait chez Charvet. Ce rapprochement vient ainsi prolonger un lien symbolique, tout en affirmant un attachement commun à la transmission, à la justesse du geste et à cette capacité, propre aux grandes maisons de savoir-faire, de faire dialoguer l’héritage avec la création contemporaine. » C’est à l’issue de la conversation créative nouée entre Matthieu Blazy et Charvet pour sa première collection de Prêt‐à‐Porter Printemps Été 2026, que s’est imposée l’évidence d’un projet plus ambitieux. De cette rencontre est née la volonté de poursuivre le dialogue, en envisageant l’intégration de Charvet, afin de préserver et de faire vivre ce savoir‐faire dans un cadre pérenne. Pour Jean-Claude Colban, Directeur général de Charvet : « Ce projet est une rencontre entre deux entreprises parisiennes historiques qui ont fait le choix de se rapprocher parce qu’elles partagent une même exigence du métier et une même vision du travail bien fait. Cette relation s’est construite naturellement, dans une grande simplicité d’échanges, autour de valeurs communes : la transmission des savoir-faire, le respect des gestes et l’attention portée à la qualité jusque dans les moindres détails. Ma sœur Anne-Marie et moi nous réjouissons de cette nouvelle étape dans l’histoire de Charvet, dans la continuité de ce qui fait son identité. »
Valentino Beauty choisit Dakota Johnson et Alexander Skarsgård pour sa nouvelle campagne de parfum
Valentino Beauty ouvre un nouveau chapitre de son histoire en nommant Dakota Johnson et Alexander Skarsgård comme ambassadeurs ; ils incarneront la prochaine campagne de la marque. Cette campagne marque le début d’une nouvelle ère pour Valentino Beauty, célébrant l’intensité émotionnelle, l’individualité et le courage de ressentir les choses avec profondeur. « Nous sommes ravis d’accueillir Dakota Johnson et Alexander Skarsgård au sein de la famille Valentino Beauty. Leurs personnalités uniques et leur présence magnétique incarnent parfaitement l’intensité émotionnelle au cœur de cette nouvelle ère », a déclaré Claudia Marcocci, présidente mondiale de Valentino Beauty. Dakota Johnson, déjà ambassadrice mode de la Maison Valentino, apporte ce que la marque décrit comme une présence instinctive et empreinte d’une irrévérence pleine de grâce. Sa collaboration continue avec la Maison réaffirme l’individualité comme un pilier central de son message beauté. « Pour moi, l’intimité repose sur l’honnêteté et le lien. Je suis séduite par la capacité de Valentino Beauty à célébrer l’individualité tout en créant quelque chose qui semble à la fois sensuel et profondément humain », a confié Dakota Johnson. Alexander Skarsgård rejoint la division beauté en tant que nouveau visage de cet univers olfactif en pleine évolution, apportant une énergie contrastée, faite d’un charme libre et d’un magnétisme énigmatique. Le duo apparaît dans la campagne comme des complices inséparables — deux forces complémentaires dont la dynamique reflète la tension au cœur du concept : intime mais puissant, sensuel mais libre. « Je suis ravi de rejoindre Valentino Beauty pour ce nouveau chapitre. La façon dont la marque célèbre l’individualité, l’émotion et le lien a quelque chose de vraiment captivant », a ajouté Alexander Skarsgård. Ce mois-ci, Valentino Beauty a également enrichi sa collection *Born in Roma* avec le lancement des brumes parfumées pour cheveux et corps *Born in Roma*, désormais disponibles chez Sephora, Ulta, Macy’s et Dillard’s.
LE NÉNUPHAR AU FIL DES CRÉATIONS DIOR
Source d’inspiration et écrin du Défilé Femme Automne Hiver 2026-2027, le jardin des Tuileries est un haut lieu de la vie parisienne, où les nénuphars du bassin octogonal invitent à la contemplation. Symbole de beauté naturelle et de résilience, cette fleur se déploie au fil de la collection imaginée par Jonathan Anderson. Le nénuphar sublime les créations maroquinières de la Maison à travers des savoir-faire virtuoses. Il ponctue des sacs d’exception tels que l’iconique Lady Dior, le D-Joy ou encore le Dior Bow. En écho au prêt-à-porter, le motif végétal se décline également sur les emblématiques Book Tote et Saddle, ainsi que sur la petite maroquinerie, dans différentes interprétations brodées. Pièce virtuose déclinée en microcannage vert, la minaudière Petit Dîner se distingue par un délicat nénuphar faisant office de fermoir. Côté souliers, les sandales Dior Bloom et les escarpins Dior Nymphéas, à la fois élégants et bucoliques, signent chaque pas d’une note florale. D’autres accessoires se parent aussi de ces nuances délicates de bleu, de vert et de rose : un carré de soie, deux variations de Mitzah et le chouchou Diorette prolongent cette esthétique botanique. La ligne Dior en fleurs s’enrichit de bijoux inspirés de cet univers organique, tandis que lunettes de soleil et accessoires de sac viennent compléter parfaitement le tableau. Une ode au dialogue fascinant entre nature et artifice, réel et irréel. À découvrir en boutique en juillet.