La maison de luxe italienne Loro Piana a dévoilé « Loro Piana Atelier », un nouvel espace dédié à l’entretien des vêtements, aux réparations et au patrimoine textile, au sein de sa boutique phare de Madison Avenue, à New York. Accessible uniquement sur rendez-vous, cet atelier a pour vocation de prolonger la durée de vie des pièces de la maison grâce à des services spécialisés de réparation et d’entretien, tout en permettant aux clients de découvrir plus en détail les matières et le savoir-faire qui façonnent ses collections. L’expérience s’articule autour de trois volets. Le premier explore les caractéristiques et les origines des fibres utilisées par Loro Piana, telles que la vigogne, le cachemire ou encore le lin. Le second met en lumière l’expertise textile de la maison et les technologies employées pour sublimer les propriétés naturelles de ses matières, tandis que le troisième est consacré à la réparation des vêtements. L’atelier propose également une gamme de savons d’origine végétale, conçus spécifiquement pour les fibres précieuses de la maison. Ces produits associent des agents nettoyants botaniques doux à des extraits d’avoine, de chanvre, de mauve et d’aloe vera, avec des formulations adaptées à chaque type de matière. Pensés pour l’entretien courant, ces savons permettent de préserver l’éclat des couleurs tout en conservant la douceur et le volume des étoffes. L’espace intègre des présentations retraçant l’histoire et l’évolution des textiles Loro Piana, soulignant ainsi l’héritage de la marque et sa démarche en matière d’innovation textile. Un responsable dédié à l’accueil accompagne les clients tout au long de cette expérience. La boutique de Madison Avenue est l’un des trois points de vente que la maison exploite à New York. Plus tôt cette année, LVMH — qui détenait déjà 85 % du capital de Loro Piana — a porté sa participation à 94 %, en acquérant 9 % supplémentaires pour un montant d’un milliard d’euros. La famille Loro Piana conserve les 6 % restants de la marque de luxe italienne, désormais dirigée par Frédéric Arnault, qui a succédé à son frère Antoine en 2025.
SAINT LAURENT MONTAIGNE x MARTIN PARR : AUTOPORTRAIT
SAINT LAURENT Montaigne présente Autoportrait, une sélection d’œuvres du photographe britannique Martin Parr, sous le commissariat d’Anthony Vaccarello, à découvrir du 15 octobre au 13 janvier 2027. Né en 1952 au Royaume-Uni, Martin Parr s’est intéressé à la photographie dès l’enfance, encouragé par son grand-père, George Parr. Il a ensuite suivi des études de photographie à la Manchester Polytechnic, où il s’est passionné pour le travail de photographes tels que Tony Ray-Jones et Garry Winogrand, ainsi que pour les cartes postales en couleur de John Hinde. À l’issue de ses études, il a mené de nombreux projets photographiques, développant progressivement le style et l’approche documentaire sociale qui allaient faire de lui une figure majeure de la photographie internationale. Son œuvre explore l’absurdité du quotidien et les contradictions de la société contemporaine, s’intéressant notamment au tourisme, à la consommation, aux loisirs, à l’alimentation, aux vacances et aux espaces publics très fréquentés. Reconnaissable à ses couleurs saturées, à l’usage du flash direct, à ses cadrages serrés et à ses détails insolites, son style transforme le banal en quelque chose d’humoristique et de percutant. Plutôt que de mettre en scène ses sujets, Parr photographie généralement les personnes et les situations telles qu’il les rencontre, saisissant des gestes spontanés et des moments d’absurdité qui soulèvent souvent des interrogations plus profondes sur les habitudes sociales et les modes de vie contemporains. En 1994, Martin Parr a rejoint Magnum Photos, l’une des coopératives photographiques les plus prestigieuses au monde, dont il a par la suite assuré la présidence de 2013 à 2017. En 2002, la Barbican Art Gallery et le National Media Museum, au Royaume-Uni, ont organisé une rétrospective majeure de son travail, qui a ensuite circulé à travers l’Europe pendant cinq ans. En avril 2017, il a reçu le prix « Outstanding Contribution to Photography » (Contribution exceptionnelle à la photographie) dans le cadre des Sony World Photography Awards. La même année, la Martin Parr Foundation a ouvert ses portes à Bristol, avec pour vocation de soutenir des photographes — qu’ils soient émergents, confirmés ou moins connus — dont le travail porte sur la Grande-Bretagne et l’Irlande. De 1996 à 2015, Martin Parr a transformé ses voyages en une série d’autoportraits, réalisés par des photographes professionnels, des amateurs locaux ou dans des cabines photographiques. Mêlant images retouchées, décors exotiques et déguisements, cette série joue avec les codes du tourisme et témoigne de l’ironie propre à Martin Parr. Présentée dans le cadre d’expositions majeures, notamment à la National Portrait Gallery de Londres, la série « Autoportrait » a également fait l’objet d’un petit livre photographique. À cette occasion, la boutique SAINT LAURENT de l’avenue Montaigne accueillera des œuvres issues de cette série, parmi lesquelles : MARTIN PARR, SINGAPORE, 2007 et MARTIN PARR, LONDON, ENGLAND, 2008. Martin Parr a collaboré par le passé avec Saint Laurent, sous la direction artistique d’Anthony Vaccarello, notamment à travers la campagne 2025 intitulée « An Ordinary Day ». Martin Parr est décédé le 6 décembre 2025, laissant derrière lui un héritage durable dans la photographie contemporaine ; un héritage à travers lequel son style singulier continue d’influencer la perception de la société et des identités artistiques.
BALMAIN inaugure sa nouvelle boutique phare à Milan
BALMAIN a ouvert sa nouvelle boutique phare à Milan, au 23 Via della Spiga, au cœur du quartier de la mode. S’étendant sur 300 mètres carrés répartis sur deux étages, ce nouvel espace ne se contente pas de présenter les collections de la Maison ; il cherche à prolonger son univers grâce à un dialogue étroit entre mode, architecture et savoir-faire artisanal. Initialement conçue par l’architecte Vincenzo De Cotiis, la boutique préserve plusieurs éléments de l’architecture existante plutôt que de chercher à les effacer. Sous la direction artistique d’Antonin Tron — nommé fin 2025 après le départ d’Olivier Rousteing — et avec un aménagement intérieur signé par l’architecte Andrea Faraguna, le lieu adopte une esthétique à la fois sobre et audacieuse, où le patrimoine architectural dialogue avec une expression plus contemporaine de la Maison. Ce projet s’inscrit dans la continuité du travail amorcé pour le défilé Automne-Hiver 2026 de Balmain, créant un lien entre l’univers du podium et celui proposé aux clients en magasin. Il reflète également une conviction profonde de la Maison : l’architecture fait partie intégrante du langage de la mode, fidèle à la vision de son fondateur, Pierre Balmain. À l’intérieur, l’espace emprunte davantage au vocabulaire d’une galerie d’art contemporain qu’à celui d’une boutique traditionnelle. L’onyx, le stuc vénitien, le métal, le verre, la fibre de verre et les surfaces miroirs interagissent au sein d’une scénographie où les jeux de lumière et de reflets occupent une place centrale. Certaines traces de l’architecture d’origine ont été volontairement conservées, conférant au lieu un caractère singulier et intégrant le passage du temps au décor. Le mobilier prolonge cette démarche par des clins d’œil à l’artisanat — notamment japonais — à travers des créations inspirées par la technique de la coquille d’œuf et des matériaux tels que la peau de mouton frisée. Au rez-de-chaussée, les collections féminines et les accessoires sont exposés dans un cadre lumineux et aéré, marqué par des influences Art déco et des surfaces aux reflets subtils. Les silhouettes sont présentées dans un écrin conçu comme une boîte à bijoux, avec une attention particulière portée aux proportions, aux matériaux et à la fluidité de la circulation dans l’espace. Au niveau inférieur, dédié à la mode masculine et aux accessoires, l’atmosphère se fait plus intime. La palette bascule vers des tons plus chauds, tandis que des miroirs et des éléments métalliques sculpturaux structurent la circulation et qu’un volume central se transforme au gré des déplacements du visiteur.
LES 50 ANS DES MENOTTES DINH VAN CÉLÉBRÉS LORS D’UN DÎNER HOSTÉ PAR ROSSY DE PALMA
La Maison dinh van a célébré son iconique collection Menottes dinh van lors d’un dîner organisé à l’Atelier Basfroi, à Paris, en présence de Rossy de Palma. Depuis 1976, Menottes dinh van joue avec le paradoxe de l’attachement et de la liberté. Né d’un détournement audacieux du fermoir, ce motif devenu emblématique de la Maison continue de se réinventer au fil des collections. À l’occasion de cette soirée, dinh van a dévoilé de nouvelles pièces, présentées aux côtés de pièces d’archives de la collection originelle. Dans l’atmosphère de l’Atelier Basfroi, les invités ont découvert ces nouvelles créations, entre héritage et nouvelles interprétations d’un motif devenu, depuis 1976, l’une des signatures de la Maison. En prélude au dîner, la chanteuse Elia a offert un moment suspendu en interprétant un morceau a cappella. Sa voix a enveloppé les invités d’une émotion rare, véritable parenthèse magique et poétique. La soirée, organisée autour de Rossy de Palma, a réuni notamment Mademoiselle Agnès, Jeanne Damas, Sarah Andelman, Nicolas Huchard, Clotilde Courau et Carla Ginola, en présence d’Astrid de Montlivault, Directrice Générale de la Maison. Près de cinquante ans après sa création, Menottes dinh van continue de traverser les époques et les générations, s’imposant comme l’un des symboles les plus reconnaissables de la joaillerie contemporaine.
EXPOSITION JACQUES VILLEGLÉ CHEZ SAINT LAURENT BABYLONE
SAINT LAURENT BABYLONE présente une exposition d’œuvres de l’artiste français Jacques Villeglé, sous le commissariat d’Anthony Vaccarello, visible du 29 septembre au 29 novembre. Cette exposition coïncide avec le centenaire de la naissance de l’artiste ainsi qu’avec une présentation majeure de son travail au musée Carnavalet, à Paris. Né à Quimper en 1926, Jacques Villeglé était un peintre et plasticien français, figure incontournable de l’art français d’après-guerre. Membre fondateur du mouvement des Nouveaux Réalistes, il a développé une pratique axée sur la collecte d’affiches lacérées dans la rue, transformant ainsi des fragments de vie urbaine en œuvres d’art. Dès 1949, il a prélevé des affiches altérées par le temps ou déchirées par des passants anonymes, baptisant chaque œuvre du nom du lieu où elle avait été recueillie. Pour Villeglé, l’acte de choisir et de retirer des affiches de leur environnement d’origine s’apparentait au cadrage d’une image par un photographe. Suivant un processus en trois étapes — déambulation et collecte, prélèvement, puis montage —, il se considérait comme un collectionneur de fragments de la civilisation contemporaine, préservant les traces d’événements politiques, de publicités et du quotidien. Souvent qualifié de « révolutionnaire du regard », il a remis en question les notions traditionnelles de paternité de l’œuvre et de création artistique, révélant la beauté dissimulée sous les strates de papier. L’œuvre de Villeglé a fait l’objet de nombreuses expositions depuis les années 1950 et figure dans d’importantes collections publiques. Cette exposition est présentée avec le soutien de la galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois. Toutes les œuvres exposées chez SAINT LAURENT BABYLONE, à Paris, seront proposées à la vente. SAINT LAURENT BABYLONE 9 RUE DE GRENELLE, PARIS
PACO CLUB PARIS : QUAND RABANNE CÉLÈBRE LA NUIT
Le 30 septembre, Paco Club Paris investit FVTVR à Paris pour une collision brute et viscérale entre musique, corps, art et créativité radicale. La nuit est le lieu où les esprits alternatifs se rencontrent. Là où les règles se relâchent, où les corps prennent le dessus et où l’expression de soi s’intensifie. Un espace pour rompre avec les conventions, s’abandonner à l’excès et explorer une autre facette de soi. Ici, les identités évoluent. Le désir prend le dessus. La fantaisie devient réalité. Après une première édition à Madrid, Paco Club arrive à Paris et pousse l’expérience encore plus loin, plus fort et plus radicalement. Au centre : Jeff Mills, le visionnaire de Détroit qui a bouleversé les règles de la techno pour les reconstruire dans son propre langage radical et futuriste, rencontre Ben Klock, l’une des forces les plus intransigeantes de Berlin. ISAbella et BASHKKA insufflent l’énergie d’une nouvelle génération. Ailleurs, l’artiste et designer Harry Nuriev apporte au Paco Club son langage créatif singulier à travers une signature visuelle dédiée, faisant entrer la fantaisie Rabanne dans l’espace.
CHARLOTTE GAINSBOURG x SAINT LAURENT RIVE DROITE : EXPOSITION « 5BIS »
SAINT LAURENT RIVE DROITE Paris présente « 5bis », une exposition de photographies de Charlotte Gainsbourg sous le commissariat d’Anthony Vaccarello, du 24 septembre au 2 décembre 2026. L’exposition réunit une sélection de clichés intimes documentant le domicile de son père, Serge Gainsbourg, situé au 5bis rue de Verneuil à Paris. Cette série a été présentée pour la première fois dans le cadre de la 57e édition des Rencontres d’Arles, avec le soutien de Saint Laurent par Anthony Vaccarello et de Maja Hoffmann. Avec « 5bis », Charlotte Gainsbourg immortalise la Maison Gainsbourg juste avant qu’elle ne devienne un musée consacré à la vie et à l’œuvre de son père, Serge Gainsbourg — figure emblématique de la culture française, à la fois auteur-compositeur-interprète, poète, acteur, homme de culture et, parfois, provocateur. Avant l’ouverture au public, Charlotte Gainsbourg a photographié, à l’aide de son Hasselblad, ce lieu où elle a vécu. Le résultat est visible dans « 5bis » : une exposition qui se veut un acte d’amour et de mémoire, dévoilant plus d’une vingtaine d’images intimes. Ensemble, elles nous invitent à parcourir la demeure des Gainsbourg comme on visite un lieu profondément familier, où les vestiges émotionnels du passé surgissent dans le présent avec clarté et intensité. L’ouvrage accompagnant l’exposition, intitulé « 5bis » et publié par Saint Laurent Editions, sera décliné en plusieurs versions : une édition standard tirée à mille exemplaires, une édition limitée à quinze exemplaires incluant chacun cinq tirages argentiques, et enfin, neuf éditions d’artiste comprenant un tirage argentique supplémentaire ainsi qu’un texte original manuscrit par Charlotte Gainsbourg elle-même. Une séance de dédicace avec Charlotte Gainsbourg aura lieu le 1er octobre chez SAINT LAURENT RIVE DROITE Paris. Un nombre limité d’exemplaires dédicacés sera proposé à la vente. Qu’il s’agisse de l’exposition ou du livre, « 5bis » révèle comment Charlotte Gainsbourg a su transformer la mémoire et la nostalgie en une véritable création artistique. Toutes les œuvres exposées chez SAINT LAURENT RIVE DROITE Paris seront mises en vente.
Louis Vuitton met à l’honneur son savoir-faire à Toronto
Louis Vuitton a installé son expérience « Savoir-Faire » à Toronto, dévoilant une vaste sélection de créations, dont certaines sont présentées pour la première fois au Canada. Ouvert jusqu’au 4 octobre dans la boutique Louis Vuitton de Bloor Street, l’événement « Savoir-Faire Toronto » met en lumière des créations sur mesure et des pièces uniques qui illustrent l’artisanat et l’héritage de la maison de luxe française. La présentation comprend du prêt-à-porter féminin et masculin, la collection Objets Nomades, des malles rigides emblématiques, des montres, de la joaillerie et de la haute joaillerie, ainsi que des pièces de maroquinerie uniques. Plusieurs pièces sont proposées en exclusivité au Canada durant cet événement, notamment le fauteuil Cocoon Couture Curupira (pièce unique) du studio Campana, ainsi que des sélections issues des collections « Art de la Table » et de haute joaillerie. Cette dernière inclut le sautoir Galaxie, les boucles d’oreilles LV Color (émeraude) et des pièces de la collection Idylle Blossom. Plusieurs malles rigides font également leur première apparition au Canada, dont la Malle Vin, conçue pour la dégustation, et la Courrier Lozine 110 Monogram Asnières Bloom. L’exposition présente aussi la Lipstick Trunk, la Malle Horlogère et la collection Nano Set Mother of Pearl, qui réunit quatre sacs Nano Capucines ornés au sein d’une malle emblématique en toile Monogram. Cette présentation à Toronto s’inscrit dans le cadre des événements régionaux « Savoir-Faire » de Louis Vuitton, déployés sur les marchés du monde entier.
Dior : Les journées Particulières LVMH
16 AU 18 OCTOBRE 2026 « AUX RACINES DU RÊVE » Entre nature, culture et geste, la 6e édition des Journées Particulières LVMH emmène « Aux Racines du Rêve », aux origines de chaque création. À cette occasion, Parfums Christian Dior ouvrent les portes du Château de La Colle Noire, l’éden provençal de Monsieur Dior. Au fil d’un parcours olfactif original se révèle l’amour infini du couturier-parfumeur pour les fleurs, qu’il ne cessa d’illustrer dans ses fragrances et sur ses silhouettes couture. Sous le soleil de Provence, le Château de La Colle Noire acquis en 1951 -quatre ans après la naissance du légendaire Miss Dior et des Parfums Christian Dior-, devient son havre de paix, un lieu extraordinaire où s’épanouit son idéal de nature. Au coeur d’un terroir grassois embaumant de sa culture ancestrale du parfum, les jardins de La Colle Noire se métamorphosent en un éden odorant et verdoyant. Aujourd’hui encore, l’écho merveilleux du rêve floral de Monsieur Dior y résonne à chaque pas. Les Journées Particulières LVMH sont l’occasion rare de découvrir le Château de La Colle Noire -habituellement fermé au public- et de partir « Aux Racines du Rêve » de Monsieur Dior, constellé de femmes fleurs et de fragrances iconiques. Dès l’entrée, l’allée ourlée de hauts cyprès menant au Château, puis la vue des jardins foisonnants, donnent le ton… et le parfum de cette visite guidée exceptionnelle. Ce parcours original combine trois thèmes donnant vie à ce « Rêve ». D’abord, l’exploration d’une nature précieuse et préservée, mise en lumière depuis près de 80 ans dans chaque sillage Dior. Puis la culture érigée en art de vivre à chaque instant entre et hors les murs de ce lieu de vie. Et enfin le geste, celui du parfumeur prolongeant la main des artisans-artistes de la terre qui oeuvrent ici avec passion. Nature, culture et geste : un triptyque célébré sur des oeuvres de papier, de verre ou d’étoffes et qui, au fil d’expériences olfactives, invite à traverser le miroir de la création. Entièrement restauré, le Château révèle un décor recréé dans le respect des goûts du couturier, faisant revivre l’esprit d’une demeure néo-provençale teintée du romantisme anglais du XIXe siècle et du style français XVIIIe. Du rez-de-chaussée au rez-de-jardin, l’on découvre ainsi des tissus et des matériaux parfaitement restitués, un mobilier, une vaisselle et des objets patiemment recherchés et retrouvés, comme si l’ancien maître des lieux veillait encore à chaque détail. Comme si lui-même, dans la Galerie des portraits, la cuisine, la salle à manger, les différents salons, la bibliothèque ou encore sa chambre, avait orchestré la visite de sa demeure avec ce sens de l’hospitalité qui le caractérisait. Non loin de là, le Grand escalier s’anime de robes inspirées par son monde de fleurs et mises au premier plan des campagnes dédiées au parfum Miss Dior. Un héritage couture indissociable de l’excellence olfactive, illustrée avec une découverte olfactive autour du savoir-faire du parfumeur proposé dans le bureau de Monsieur Dior. – – Pour l’occasion, Parfums Christian Dior exposent pour la première fois l’herbier de La Colle Noire. Imaginé par l’artiste botaniste Christine Chertemps, il réunit toutes les plantes du domaine sur des planches pensées comme d’élégants tableaux. D’un trait poétique, jasmin grandiflorum, rose centifolia, lavendula angustifolia, anémone coronaria, iris et tulipa germanica, wisteria sinensis, narcisses ou renoncules rampantes, entre autres, composent une palette florale à la beauté d’éternité. À la manière d’un répertoire amoureux de botanique, cet herbier réinventé s’insère dans un projet initié par le Patrimoine de la Maison Dior visant à recenser toutes les essences présentes dans chaque lieu intimement lié à son fondateur. Du papier au végétal, il n’y a qu’un pas : la visite des jardins commence alors, depuis la terrasse, face à un majestueux bassin d’eau vive. Accompagnés d’un guide, les visiteurs découvrent alors l’oeuvre de nature des jardiniers du château et leurs pratiques respectueuses préservant ce site exceptionnel. Cette promenade bucolique est également l’occasion de s’arrêter sur la culture des vignes et des oliviers de La Colle Noire, mais aussi des ruches, dont les récoltes donnent vie à un vin, une huile d’olive et un miel produits sur le domaine. Enfin, comme un passage des nourritures terrestres aux nourritures spirituelles, la chapelle Sainte Anne du château s’élève sur le chemin de ce paradis de nature. Érigée au XIXe siècle, elle abrite aujourd’hui des vitraux dessinés par Jean-Michel Othoniel. À sa manière, l’artiste perpétue l’amour des fleurs et l’esprit de Christian Dior, notamment au travers d’une rosace qui lie son étoile porte-bonheur et un trèfle à quatre feuilles. Des trésors de verre qui reflètent avec poésie l’art de vivre épicurien, solaire et artistique que cultivait le couturier parfumeur. « L’Avenue Montaigne est très loin, elle est au bout du monde… » affirmait Christian Dior lorsqu’il évoquait Le Château de La Colle Noire. Les Journées Particulières LVMH invitent à un voyage rare vers ce « bout du monde » provençal, à la poursuite du rêve d’un virtuose visionnaire. Une échappée belle exceptionnelle dans un refuge préservé, l’écrin vibrant de la passion créatrice et de l’amour des fleurs de Monsieur Dior. Les Journées Particulières LVMH au Château de La Colle Noire, du 16 au 18 octobre 2026,220 route de Grasse, 83440 Montauroux. 10 visites par jour de 9h à 19h pour des groupes de 12 personnes maximum. Renseignements et inscriptions sur le site :https://www.lvmh.com/fr/les-journees-particulieres-2026
Rabanne et The Steidz lancent un appel à projets pour les designers
Rabanne s’associe à The Steidz pour lancer « House of Fantasies », un nouvel appel à projets international invitant des designers émergents à réinterpréter l’usage emblématique du métal propre à la Maison. S’inscrivant dans un héritage initié en 1966 — époque où Paco Rabanne a transformé le métal en un langage créatif radical —, ce programme encourage une nouvelle génération de créateurs à explorer ce matériau à travers le design contemporain. Cinq designers émergents, travaillant dans les domaines de l’objet, de l’espace ou de l’expérience, seront sélectionnés pour participer à un programme de mentorat de plusieurs mois dirigé par Harry Nuriev. Les participants bénéficieront également d’un soutien à la production pour concevoir une œuvre originale inspirée par le métal. Cette première édition s’articule autour du thème « House of Fantasies », invitant les designers à dépasser la fonction traditionnelle des objets pour faire du métal un vecteur d’imagination, d’expérimentation et d’expression créative. Les candidatures sont ouvertes du 3 août au 3 octobre 2026. Les cinq finalistes seront annoncés fin octobre ; des ateliers se dérouleront ensuite de novembre 2026 à mars 2027, avant la désignation du lauréat final.