SAINT LAURENT Montaigne présente Autoportrait, une sélection d’œuvres du photographe britannique Martin Parr, sous le commissariat d’Anthony Vaccarello, à découvrir du 15 octobre au 13 janvier 2027. Né en 1952 au Royaume-Uni, Martin Parr s’est intéressé à la photographie dès l’enfance, encouragé par son grand-père, George Parr. Il a ensuite suivi des études de photographie à la Manchester Polytechnic, où il s’est passionné pour le travail de photographes tels que Tony Ray-Jones et Garry Winogrand, ainsi que pour les cartes postales en couleur de John Hinde. À l’issue de ses études, il a mené de nombreux projets photographiques, développant progressivement le style et l’approche documentaire sociale qui allaient faire de lui une figure majeure de la photographie internationale. Son œuvre explore l’absurdité du quotidien et les contradictions de la société contemporaine, s’intéressant notamment au tourisme, à la consommation, aux loisirs, à l’alimentation, aux vacances et aux espaces publics très fréquentés. Reconnaissable à ses couleurs saturées, à l’usage du flash direct, à ses cadrages serrés et à ses détails insolites, son style transforme le banal en quelque chose d’humoristique et de percutant. Plutôt que de mettre en scène ses sujets, Parr photographie généralement les personnes et les situations telles qu’il les rencontre, saisissant des gestes spontanés et des moments d’absurdité qui soulèvent souvent des interrogations plus profondes sur les habitudes sociales et les modes de vie contemporains. En 1994, Martin Parr a rejoint Magnum Photos, l’une des coopératives photographiques les plus prestigieuses au monde, dont il a par la suite assuré la présidence de 2013 à 2017. En 2002, la Barbican Art Gallery et le National Media Museum, au Royaume-Uni, ont organisé une rétrospective majeure de son travail, qui a ensuite circulé à travers l’Europe pendant cinq ans. En avril 2017, il a reçu le prix « Outstanding Contribution to Photography » (Contribution exceptionnelle à la photographie) dans le cadre des Sony World Photography Awards. La même année, la Martin Parr Foundation a ouvert ses portes à Bristol, avec pour vocation de soutenir des photographes — qu’ils soient émergents, confirmés ou moins connus — dont le travail porte sur la Grande-Bretagne et l’Irlande. De 1996 à 2015, Martin Parr a transformé ses voyages en une série d’autoportraits, réalisés par des photographes professionnels, des amateurs locaux ou dans des cabines photographiques. Mêlant images retouchées, décors exotiques et déguisements, cette série joue avec les codes du tourisme et témoigne de l’ironie propre à Martin Parr. Présentée dans le cadre d’expositions majeures, notamment à la National Portrait Gallery de Londres, la série « Autoportrait » a également fait l’objet d’un petit livre photographique. À cette occasion, la boutique SAINT LAURENT de l’avenue Montaigne accueillera des œuvres issues de cette série, parmi lesquelles : MARTIN PARR, SINGAPORE, 2007 et MARTIN PARR, LONDON, ENGLAND, 2008. Martin Parr a collaboré par le passé avec Saint Laurent, sous la direction artistique d’Anthony Vaccarello, notamment à travers la campagne 2025 intitulée « An Ordinary Day ». Martin Parr est décédé le 6 décembre 2025, laissant derrière lui un héritage durable dans la photographie contemporaine ; un héritage à travers lequel son style singulier continue d’influencer la perception de la société et des identités artistiques.
EXPOSITION JACQUES VILLEGLÉ CHEZ SAINT LAURENT BABYLONE
SAINT LAURENT BABYLONE présente une exposition d’œuvres de l’artiste français Jacques Villeglé, sous le commissariat d’Anthony Vaccarello, visible du 29 septembre au 29 novembre. Cette exposition coïncide avec le centenaire de la naissance de l’artiste ainsi qu’avec une présentation majeure de son travail au musée Carnavalet, à Paris. Né à Quimper en 1926, Jacques Villeglé était un peintre et plasticien français, figure incontournable de l’art français d’après-guerre. Membre fondateur du mouvement des Nouveaux Réalistes, il a développé une pratique axée sur la collecte d’affiches lacérées dans la rue, transformant ainsi des fragments de vie urbaine en œuvres d’art. Dès 1949, il a prélevé des affiches altérées par le temps ou déchirées par des passants anonymes, baptisant chaque œuvre du nom du lieu où elle avait été recueillie. Pour Villeglé, l’acte de choisir et de retirer des affiches de leur environnement d’origine s’apparentait au cadrage d’une image par un photographe. Suivant un processus en trois étapes — déambulation et collecte, prélèvement, puis montage —, il se considérait comme un collectionneur de fragments de la civilisation contemporaine, préservant les traces d’événements politiques, de publicités et du quotidien. Souvent qualifié de « révolutionnaire du regard », il a remis en question les notions traditionnelles de paternité de l’œuvre et de création artistique, révélant la beauté dissimulée sous les strates de papier. L’œuvre de Villeglé a fait l’objet de nombreuses expositions depuis les années 1950 et figure dans d’importantes collections publiques. Cette exposition est présentée avec le soutien de la galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois. Toutes les œuvres exposées chez SAINT LAURENT BABYLONE, à Paris, seront proposées à la vente. SAINT LAURENT BABYLONE 9 RUE DE GRENELLE, PARIS
UNE SAISON CHEZ DIOR
Publié aux éditions Flammarion, l’ouvrage Une saison chez Dior nous invite à découvrir le 30 Montaigne en 1956-1957, année marquée par la disparition de Christian Dior. Jeune Allemand de 21 ans, originaire de Brême, Jürgen Michaelsen est recruté « miraculeusement » – selon ses mots – par Christian Dior lui- même, pour travailler au Studio, le saint des saints de la Maison où a triomphé, en février 1947, le New Look. Dès lors, il découvrira la haute couture française, dans ce berceau de l’élégance parisienne. Lors du « baptême » des modèles de la collection à laquelle il a participé, la ligne Libre, Monsieur Dior le baptise « Yorn » : un nom qui sonne comme une griffe, un signe prémonitoire du créateur qu’il deviendra, bientôt à la tête de sa propre Maison. « Ce qu’il y a de plus stimulant dans le récit d’une vie, ce sont les années d’apprentissage », écrit Monsieur Dior dans son autobiographie Christian Dior et moi**. Une saison chez Dior saisit ce moment précis : celui d’un regard qui se forme, d’une vocation qui prend corps, d’une liberté intérieure qui s’affirme. À travers ce témoignage précieux, Yorn Michaelsen compose un portrait sensible de Christian Dior – discret, bienveillant, généreux, visionnaire – et restitue l’éblouissement d’une année fondatrice. En filigrane affleure aussi une profonde reconnaissance : celle d’un jeune homme à qui l’on a ouvert une porte, et qui revient, des décennies plus tard, sur ce geste décisif. Il fait revivre le 30 Montaigne d’alors, dans toute son effervescence : le Studio, les Ateliers, les premières d’atelier, les petites mains, les mannequins, les vendeuses, « l’état-major » de la Maison… toute une constellation de talents et de présences qui, ensemble, donnent vie au rêve Dior. Illustré d’un reportage photographique de Loomis Dean réalisé pour le magazine Life cette même saison, le livre retrace l’élaboration d’une collection de haute couture. Au fil des images se dévoile le quotidien du Studio, ce cœur créatif, laboratoire des idées où naissent les modèles, avant d’être confiés aux mains expertes des Ateliers. Les clichés de Richard Avedon, Henry Clarke, Willy Maywald, Mark Shaw ou encore Henri Cartier-Bresson, associés à des archives inédites de Dior, donnent une matière visuelle rare. Une saison chez Dior ne parle pas seulement de mode. Il raconte aussi une génération qui observe, assimile, puis ose tracer sa propre trajectoire. Après Dior et, notamment, Madame Grès, auprès de qui il œuvre comme modéliste, Yorn Michaelsen poursuit son chemin et devient, en 1962, le premier créateur allemand à ouvrir une maison de haute couture à son nom sur les Champs-Élysées, au numéro 144. Ces pages portent une idée simple : créer, c’est rester libre, curieux et joyeux. Une manière d’habiter l’héritage sans le figer, que Jonathan Anderson fait aujourd’hui résonner chez Dior avec un nouvel élan. Une histoire de transmission : celle d’un jeune homme passionné qui apprend à voir et déjà à donner vie à ses rêves.
L’Année Beethoven au Théâtre des Champs-Elysées
Tout au long de la saison, le TCE célèbre Beethoven à l’occasion du bicentenaire de sa disparition. Des symphonies les plus lumineuses aux plus monumentales, de l’élan héroïque de la Troisième à la puissance chorale de la Neuvième, de grandes phalanges (Orchestre National de France, Orchestre de Chambre de Paris, Les Siècles) s’emparent de ces œuvres fondatrices sous la direction de chefs de renom, tels que Daniele Gatti, Thomas Hengelbrock, Finnegan Downie Dear ou Philippe Jordan. En miroir, la musique de chambre révèle l’intimité et l’audace du compositeur, des quatuors à cordes aux trios et quintettes, avec des interprètes majeurs (Renaud Capuçon, Mao Fujita) et de talentueux ensembles, notamment le jeune Quatuor Leonkoro et le Trio Wanderer. Enfin le génie de Beethoven sera mis en lumière dans le répertoire instrumental, interprété par des artistes confirmés (Nikolaï Lugansky, Igor Levit, Nemanja Radulović…) aux côtés de la jeune génération, notamment Arielle Beck et Roman Borisov. Julien Libeer, Aurélien Pascal, Kevin Spagnolo Dimanche 11 octobre 2026 à 11h Trois talentueux instrumentistes se produiront pour la première fois avenue Montaigne. Trois brillants instrumentistes se retrouveront pour fêter quelques-unes des plus belles pages en solo (Bach), en duo (Beethoven et Brahms) et en trio (Zemlinsky). Le pianiste belge Julien Libeer est un chambriste accompli et se produit sur les plus grandes scènes européennes. Avec Lorenzo Gatto, il a enregistré l’intégrale des sonates pour violon et piano de Beethoven, récompensée par un Diapason d’Or en 2016. Le trentenaire Aurélien Pascal a été révélation soliste instrumental aux Victoires de la Musique en 2023. Aussi à l’aise comme concertiste que chambriste, il joue sur un violoncelle Adolphe Gand de 1850 qu’il a hérité de sa mère. Enfin, le clarinettiste toscan Kevin Spagnolo fut à 22 ans le plus jeune Premier Prix du concours de Genève en 2018. Julien Libeer et Aurélien Pascal interpréteront la sonate n°3 de l’opus 69 de Beethoven. Composée entre 1807 et 1808, elle est la troisième des cinq sonates pour violoncelle et piano. Elle occupe une place très particulière dans le parcours créatif de l’artiste, qui travaille simultanément ses symphonies 5 et 6. Créée en 1809, soit 11 ans après les deux premières sonates, elle connaît un succès immédiat. Novatrice par le parfait équilibre entre le piano et le violoncelle, qui dialoguent à égalité, elle compte aujourd’hui parmi les œuvres majeures de la musique de chambre. Roman Borisov piano Dimanche 24 janvier2027 à 11h Le premier récital parisien de Roman Borisov, jeune prodige du clavier slave. Disciple de Mary Lebenzon, emblématique professeure du Conservatoire de Novossibirsk, Roman Borisov a donné son premier récital en France en 2015, dans le cadre du festival Piano en Valois d’Angoulême. Il avait alors tout juste 12 ans. Depuis, il a remporté de nombreux prix internationaux, notamment le prix de la Fondation Tabor à l’Académie d’été du Festival de Verbier, et le premier prix du Kissinger KlavierOlymp, pour lequel il était le plus jeune participant. Pour son premier rendez-vous parisien, il interprétera des sonates de Beethoven et Rachmaninov, des impromptus de Schubert et des extraits des rares Mélodies oubliées de son compatriote Medtner. Composée entre 1798 et 1799, la sonate n°8 pour piano de Beethoven, « la Pathétique », doit son surnom au caractère dramatique de son premier mouvement, introduit par un Grave qui confère d’emblée à l’œuvre une dimension théâtrale. L’expression dramatique de cette sonate se ressent par la tonalité en ut mineur, que Beethoven réinvestira dans plusieurs de ses œuvres majeures, notamment les symphonies. La forme classique de cette pièce contraste avec l’affirmation d’un style déjà empreint de romantisme. Différentes émotions semblent s’entremêler, donnant naissance à une œuvre à la fois novatrice et singulière. Le deuxième mouvement, l’Adagio cantabile, fait aujourd’hui partie des thèmes les plus reconnaissables de la musique classique. Quatuor Leonkoro Dimanche 21 février 2027 à 17h Le jeune Quatuor Leonkoro, en résidence cette saison avenue Montaigne, interprétera deux œuvres majeures de Beethoven et Brahms. Créé en 2019, le Quatuor Leonkoro est encore jeune mais a déjà tout d’un grand, ne serait-ce que par les prix internationaux qu’il a remportés (Concours du Wigmore Hall de Londres, Concours de Bordeaux…) et la publication d’un premier disque remarqué. Le Quatuor a fait ses armes auprès de musiciens de renom, du Quatuor Alban Berg au Quatuor Hagen, en passant par Oliver Wille (Quatuor Kuss) et Mathieu Herzog (Quatuor Ébène). Pour ce second rendez- vous avenue Montaigne, les musiciens interpréteront deux fondamentaux de Beethoven (Quatuor à cordes n° 4 op. 18) et de Schubert (Quatuor à cordes n° 13 D. 804 « Rosamunde »). Parmi les six quatuors à cordes de l’opus 18 dédiés au prince Joseph Franz von Lobkowitz, l’un des mécènes les plus importants dans la vie de Beethoven, le Quatuor n°4 a intrigué et divisé la critique : traditionnel pour certains, il apparaît impétueux et passionné pour d’autres. Cette contradiction s’observe également dans la composition elle-même, avec le passage en ut majeur au deuxième mouvement, qui vient rompre l’atmosphère grave et inquiétante du premier mouvement. Avec une tonalité en ut mineur sur les trois autres mouvements, l’œuvre installe une couleur dramatique que l’on retrouve notamment dans la sonate « Pathétique » ou dans la cinquième symphonie. Ce choix est loin d’être anodin et annonce un renouveau dans sa carrière musicale. Composé entre 1799 et 1800, ce quatuor témoigne de la transition entre l’héritage classique de Haydn et Mozart et l’affirmation progressive du langage personnel de Beethoven. Les Siècles Finnegan Downie Dear direction Mercredi 28 avril 2027 à 20h Les Siècles seront dirigés par le brillant chef anglais Finnegan Downie Dear pour cette soirée consacrée à Beethoven. Encore peu connu des scènes parisiennes, le jeune chef anglais Finnegan Downie Dear compte déjà parmi les baguettes les plus convoitées en Europe. Il se fait connaître de la scène internationale en 2020, lorsqu’il remporte le concours Mahler dans les répertoires symphonique et lyrique. En France, il se fait remarquer à l’été 2025 lors des représentations de Billy Budd (d’après Britten) au festival d’Aix-en-Provence. Directeur artistique du Shadwell opera, une compagnie londonienne dédiée au répertoire britannique contemporain, il fera ses débuts à l’Opéra de Paris en janvier 2027 pour Don Giovanni. Il se produira également pour la première fois au Théâtre des Champs- Elysées à la tête des Siècles, pour deux des
CHARLOTTE GAINSBOURG x SAINT LAURENT RIVE DROITE : EXPOSITION « 5BIS »
SAINT LAURENT RIVE DROITE Paris présente « 5bis », une exposition de photographies de Charlotte Gainsbourg sous le commissariat d’Anthony Vaccarello, du 24 septembre au 2 décembre 2026. L’exposition réunit une sélection de clichés intimes documentant le domicile de son père, Serge Gainsbourg, situé au 5bis rue de Verneuil à Paris. Cette série a été présentée pour la première fois dans le cadre de la 57e édition des Rencontres d’Arles, avec le soutien de Saint Laurent par Anthony Vaccarello et de Maja Hoffmann. Avec « 5bis », Charlotte Gainsbourg immortalise la Maison Gainsbourg juste avant qu’elle ne devienne un musée consacré à la vie et à l’œuvre de son père, Serge Gainsbourg — figure emblématique de la culture française, à la fois auteur-compositeur-interprète, poète, acteur, homme de culture et, parfois, provocateur. Avant l’ouverture au public, Charlotte Gainsbourg a photographié, à l’aide de son Hasselblad, ce lieu où elle a vécu. Le résultat est visible dans « 5bis » : une exposition qui se veut un acte d’amour et de mémoire, dévoilant plus d’une vingtaine d’images intimes. Ensemble, elles nous invitent à parcourir la demeure des Gainsbourg comme on visite un lieu profondément familier, où les vestiges émotionnels du passé surgissent dans le présent avec clarté et intensité. L’ouvrage accompagnant l’exposition, intitulé « 5bis » et publié par Saint Laurent Editions, sera décliné en plusieurs versions : une édition standard tirée à mille exemplaires, une édition limitée à quinze exemplaires incluant chacun cinq tirages argentiques, et enfin, neuf éditions d’artiste comprenant un tirage argentique supplémentaire ainsi qu’un texte original manuscrit par Charlotte Gainsbourg elle-même. Une séance de dédicace avec Charlotte Gainsbourg aura lieu le 1er octobre chez SAINT LAURENT RIVE DROITE Paris. Un nombre limité d’exemplaires dédicacés sera proposé à la vente. Qu’il s’agisse de l’exposition ou du livre, « 5bis » révèle comment Charlotte Gainsbourg a su transformer la mémoire et la nostalgie en une véritable création artistique. Toutes les œuvres exposées chez SAINT LAURENT RIVE DROITE Paris seront mises en vente.
Dior : Les journées Particulières LVMH
16 AU 18 OCTOBRE 2026 « AUX RACINES DU RÊVE » Entre nature, culture et geste, la 6e édition des Journées Particulières LVMH emmène « Aux Racines du Rêve », aux origines de chaque création. À cette occasion, Parfums Christian Dior ouvrent les portes du Château de La Colle Noire, l’éden provençal de Monsieur Dior. Au fil d’un parcours olfactif original se révèle l’amour infini du couturier-parfumeur pour les fleurs, qu’il ne cessa d’illustrer dans ses fragrances et sur ses silhouettes couture. Sous le soleil de Provence, le Château de La Colle Noire acquis en 1951 -quatre ans après la naissance du légendaire Miss Dior et des Parfums Christian Dior-, devient son havre de paix, un lieu extraordinaire où s’épanouit son idéal de nature. Au coeur d’un terroir grassois embaumant de sa culture ancestrale du parfum, les jardins de La Colle Noire se métamorphosent en un éden odorant et verdoyant. Aujourd’hui encore, l’écho merveilleux du rêve floral de Monsieur Dior y résonne à chaque pas. Les Journées Particulières LVMH sont l’occasion rare de découvrir le Château de La Colle Noire -habituellement fermé au public- et de partir « Aux Racines du Rêve » de Monsieur Dior, constellé de femmes fleurs et de fragrances iconiques. Dès l’entrée, l’allée ourlée de hauts cyprès menant au Château, puis la vue des jardins foisonnants, donnent le ton… et le parfum de cette visite guidée exceptionnelle. Ce parcours original combine trois thèmes donnant vie à ce « Rêve ». D’abord, l’exploration d’une nature précieuse et préservée, mise en lumière depuis près de 80 ans dans chaque sillage Dior. Puis la culture érigée en art de vivre à chaque instant entre et hors les murs de ce lieu de vie. Et enfin le geste, celui du parfumeur prolongeant la main des artisans-artistes de la terre qui oeuvrent ici avec passion. Nature, culture et geste : un triptyque célébré sur des oeuvres de papier, de verre ou d’étoffes et qui, au fil d’expériences olfactives, invite à traverser le miroir de la création. Entièrement restauré, le Château révèle un décor recréé dans le respect des goûts du couturier, faisant revivre l’esprit d’une demeure néo-provençale teintée du romantisme anglais du XIXe siècle et du style français XVIIIe. Du rez-de-chaussée au rez-de-jardin, l’on découvre ainsi des tissus et des matériaux parfaitement restitués, un mobilier, une vaisselle et des objets patiemment recherchés et retrouvés, comme si l’ancien maître des lieux veillait encore à chaque détail. Comme si lui-même, dans la Galerie des portraits, la cuisine, la salle à manger, les différents salons, la bibliothèque ou encore sa chambre, avait orchestré la visite de sa demeure avec ce sens de l’hospitalité qui le caractérisait. Non loin de là, le Grand escalier s’anime de robes inspirées par son monde de fleurs et mises au premier plan des campagnes dédiées au parfum Miss Dior. Un héritage couture indissociable de l’excellence olfactive, illustrée avec une découverte olfactive autour du savoir-faire du parfumeur proposé dans le bureau de Monsieur Dior. – – Pour l’occasion, Parfums Christian Dior exposent pour la première fois l’herbier de La Colle Noire. Imaginé par l’artiste botaniste Christine Chertemps, il réunit toutes les plantes du domaine sur des planches pensées comme d’élégants tableaux. D’un trait poétique, jasmin grandiflorum, rose centifolia, lavendula angustifolia, anémone coronaria, iris et tulipa germanica, wisteria sinensis, narcisses ou renoncules rampantes, entre autres, composent une palette florale à la beauté d’éternité. À la manière d’un répertoire amoureux de botanique, cet herbier réinventé s’insère dans un projet initié par le Patrimoine de la Maison Dior visant à recenser toutes les essences présentes dans chaque lieu intimement lié à son fondateur. Du papier au végétal, il n’y a qu’un pas : la visite des jardins commence alors, depuis la terrasse, face à un majestueux bassin d’eau vive. Accompagnés d’un guide, les visiteurs découvrent alors l’oeuvre de nature des jardiniers du château et leurs pratiques respectueuses préservant ce site exceptionnel. Cette promenade bucolique est également l’occasion de s’arrêter sur la culture des vignes et des oliviers de La Colle Noire, mais aussi des ruches, dont les récoltes donnent vie à un vin, une huile d’olive et un miel produits sur le domaine. Enfin, comme un passage des nourritures terrestres aux nourritures spirituelles, la chapelle Sainte Anne du château s’élève sur le chemin de ce paradis de nature. Érigée au XIXe siècle, elle abrite aujourd’hui des vitraux dessinés par Jean-Michel Othoniel. À sa manière, l’artiste perpétue l’amour des fleurs et l’esprit de Christian Dior, notamment au travers d’une rosace qui lie son étoile porte-bonheur et un trèfle à quatre feuilles. Des trésors de verre qui reflètent avec poésie l’art de vivre épicurien, solaire et artistique que cultivait le couturier parfumeur. « L’Avenue Montaigne est très loin, elle est au bout du monde… » affirmait Christian Dior lorsqu’il évoquait Le Château de La Colle Noire. Les Journées Particulières LVMH invitent à un voyage rare vers ce « bout du monde » provençal, à la poursuite du rêve d’un virtuose visionnaire. Une échappée belle exceptionnelle dans un refuge préservé, l’écrin vibrant de la passion créatrice et de l’amour des fleurs de Monsieur Dior. Les Journées Particulières LVMH au Château de La Colle Noire, du 16 au 18 octobre 2026,220 route de Grasse, 83440 Montauroux. 10 visites par jour de 9h à 19h pour des groupes de 12 personnes maximum. Renseignements et inscriptions sur le site :https://www.lvmh.com/fr/les-journees-particulieres-2026
Le Musée Yves Saint Laurent Paris aux journées européennes du patrimoine
Les 19 et 20 septembre, à l’occasion des 60 ans de SAINT LAURENT rive gauche et des Journées européennes du patrimoine, le Musée Yves Saint Laurent Paris, actuellement fermé pour rénovation, propose une promenade urbaine guidée au cœur de Paris. Plongez dans l’histoire de SAINT LAURENT rive gauche, une aventure qui a révolutionné la mode. Le 26 septembre 1966, Yves Saint Laurent ouvre au 21 rue de Tournon, dans le 6ᵉ arrondissement de Paris, la première boutique de prêt-à-porter. Plus qu’une nouvelle adresse, c’est une véritable vision qui prend vie : un prêt-à-porter conçu avec la même exigence créative et la même attention que la haute couture. De la rue de Tournon en passant par la rue Bonaparte, jusqu’à la cour Carrée du Louvre, où se tenaient les défilés SAINT LAURENT rive gauche, laissez-vous guider sur les traces d’Yves Saint Laurent et de Pierre Bergé. Cette promenade inédite dévoile les lieux emblématiques, les inspirations et les coulisses d’une aventure qui a profondément marqué l’histoire de la mode.
LA MAISON DIOR ET A24 ANNONCENT UN PARTENARIAT DE DEUX ANS
Dior et A24 annoncent le lancement d’un partenariat créatif de deux ans s’étendant au cinéma, au théâtre et aux événements live. La Maison devient ainsi le partenaire principal du Cherry Lane Theatre, à New York. Cette collaboration s’inscrit également dans un programme plus vaste réunissant des artistes et des créateurs issus du cinéma, du théâtre, de la mode et, plus largement, de l’ensemble de la communauté créative. Cette alliance est inaugurée au Cherry Lane à l’occasion du premier anniversaire de la réouverture du théâtre sous la direction d’A24, lors d’une soirée célébrant l’histoire de ce lieu emblématique et ses liens avec Both Ends, une performance unique de l’actrice de cabaret Justin Vivian Bond, produite et mise en scène par Zack Winokur et inspirée de la poétesse et dramaturge Edna St. Vincent Millay, l’une des fondatrices du théâtre. Pour cette représentation, Jonathan Anderson a spécialement conçu les costumes. Justin Vivian Bond porte notamment une pièce d’archive de Paul Poiret, figure majeure de la couture du XXe siècle, qui a marqué le style d’Edna St. Vincent Millay et dont l’œuvre a inspiré le Directeur Artistique pour sa Collection Dior Hiver 2026. Dans le cadre de ce partenariat exclusif, la maison Dior et A24 s’associent pour soutenir et mettre en lumière les talents créatifs, tant confirmés qu’émergents, à travers une programmation soigneusement sélectionnée, à l’écran comme ailleurs, afin de créer des passerelles entre les artistes et le public.Portée par un engagement commun en faveur de la nouvelle génération d’artistes, cette union soutiendra également le travail des étudiants, en leur offrant la possibilité de se familiariser avec les dimensions tant créatives que techniques du cinéma et du théâtre. Cette collaboration s’inscrit dans le prolongement des affinités historiques unissant Dior et le cinéma, et reflète l’intérêt constant du Directeur Artistique Jonathan Anderson pour le dialogue entre la mode et le 7e art. Au cœur de cette initiative : une conviction partagée de l’importance des artistes et du storytelling, ainsi que la volonté d’encourager les échanges créatifs entre les films, le théâtre et la mode. « Il y a quelque chose d’excitant dans l’action de rapprocher deux univers profondément animés par la créativité : on peut commencer à observer ce qu’ils font émerger l’un chez l’autre, ce qu’aucun des deux n’aurait pu faire surgir seul. C’est là que cela devient vraiment intéressant. » Jonathan Anderson, Directeur Artistique des Collections Prêt-à-Porter et Haute Couture de Dior. Des informations et des détails supplémentaires seront communiqués ultérieurement.
Ferragamo présente UN PASSO ALLA VOLTA AU VENICE FILM FESTIVAL
À l’issue des arrivées et de la projection, le critique de cinéma et professeur d’Histoire et de Filmographie Giovanni Canova a animé une conversation avec les acteurs du film. La soirée s’est poursuivie par un cocktail dînatoire dans le foyer du Théâtre La Fenice. Né d’une idée originale de Martina Ferragamo et Simone Coppo, le film part d’une question simple et universelle : comment trouver son propre chemin lorsque tout va si vite et semble avoir déjà été décidé ? Que se passe-t-il lorsque le passé paraît avoir déjà tracé une direction précise ? Dans une société qui nous encourage souvent à faire deux pas à la fois, Un Passo alla Voltaexplore la valeur du commencement, de l’écoute et du temps nécessaire pour transformer un héritage en choix personnel. La protagoniste du court-métrage est Martina Ferragamo, une actrice appelée à incarner sa propre famille dans un film. À la frontière entre réalité et dimension onirique, l’histoire retrace le lien entre Salvatore Ferragamo et le cinéma hollywoodien, pour aboutir à la figure de Wanda Miletti Ferragamo, dont le parcours incarne la continuité, la vision et l’avenir. Deux figures remarquables qui appartiennent à l’histoire de l’excellence italienne. Un Passo alla Volta évoque quelque chose qui nous concerne tous : notre rapport à ce qui nous précède, à la famille, au talent, aux attentes, au temps et à la possibilité de transformer cet héritage. Un pas à la fois, vers un chemin qui nous appartient. À travers une perspective intemporelle, le film s’interroge sur ce que signifie hériter d’une histoire importante et trouver sa propre manière de la faire vivre et de la porter vers l’avenir. Synopsis Martina, une actrice, arrive dans les studios de cinéma pour incarner Wanda Ferragamo, l’épouse de Salvatore Ferragamo. Elle est troublée. Le rôle est bien plus qu’un simple personnage : c’est sa grand-mère. Le poids du nom, le désir d’en être digne, la pression de ne pas décevoir et de trouver sa propre place l’accompagnent depuis l’instant où elle a posé le pied sur le plateau, un environnement tourbillonnant et vivant où tout évolue à grande vitesse. Elle est accueillie par la réalisatrice Margherita : perspicace, lucide, attentive à ce qui reste inexprimé. Elle observe Martina avec attention, sans jamais la brusquer, la guidant avec intelligence vers quelque chose de plus profond. À ses côtés se trouve Claudio, son collègue et partenaire de jeu, instinctif et curieux, qui tente de répéter les répliques et de mettre de l’ordre dans le scénario, ramenant Martina à la réalité de la scène. Mais Martina est ailleurs. Submergée, à bout de forces. Elle court. Elle trébuche. Dans le département des costumes, elle chausse les souliers de Wanda. Elle fait un pas. Noir complet. Dans l’obscurité, elle traverse les coulisses et se retrouve soudain à une autre époque : sur le tournage de The King of Kings, réalisé par Cecil B. DeMille. Nous sommes en 1927. Là, elle rencontre un jeune Salvatore Ferragamo. Leur échange est bref, essentiel. « Le temps, c’est ce que nous sommes. Un pas à la fois. » Un instant plus tard, Martina/Wanda revient au présent. Le même espace, mais perçu à travers un regard différent. Désormais, elle marche. Elle ne court plus. Dans la scène finale, Claudio – dans le rôle de Matteo, collaborateur de longue date de Salvatore – présente ses condoléances à Wanda et lui demande comment avancer après une perte aussi profonde. Puis, suivant son instinct, il commence à improviser. Margherita observe depuis le moniteur. Elle comprend que quelque chose de réel est en train de se produire – et laisse le moment se déployer. Martina, désormais pleinement présente, ne joue plus. Elle écoute. Elle ressent. Et elle répond : « Un pas à la fois. »
Une rétrospective consacrée à Azzedine Alaïa ouvrira ses portes en novembre
La première grande rétrospective américaine dédiée à l’œuvre du célèbre créateur Azzedine Alaïa ouvrira ses portes en novembre au musée Legion of Honor de San Francisco. L’héritage du créateur d’origine tunisienne installé à Paris — qui a lancé sa première ligne de prêt-à-porter sous la marque Alaïa en 1980 — sera mis à l’honneur dans une nouvelle exposition intitulée « Azzedine Alaïa : Sculpting Fashion ». Celle-ci présentera 80 pièces emblématiques de la carrière du couturier, ainsi que des modèles issus de « collections historiques » ayant nourri sa création. L’exposition dévoilera également des créations d’Alaïa portées par des célébrités telles que Tina Turner, Grace Jones et Rihanna, selon un communiqué du musée. Le parcours de l’exposition investira les salles d’expositions temporaires situées au niveau inférieur du musée, ainsi que certaines salles du rez-de-chaussée, où les créations dialogueront avec des œuvres issues de la collection permanente. Une salle sera consacrée au rôle d’Azzedine Alaïa en tant que collectionneur de pièces historiques de mode et de haute couture, incluant des éléments de sa collection personnelle. Les salles du niveau inférieur exploreront le travail du créateur à travers plusieurs thèmes clés : les robes « bandage », le rapport à la sculpture et aux formes, les silhouettes et le tailleur, le noir et blanc, ainsi que la construction et le savoir-faire artisanal (mettant en lumière le travail en relief, la mousseline, les perles, le velours et les fermetures à glissière). « Grâce à une rigueur technique et une compréhension des formes héritées de sa formation de sculpteur et de son étude de l’histoire du design, Azzedine Alaïa a redéfini l’histoire de la mode », a déclaré Thomas Campbell, directeur général des Fine Arts Museums of San Francisco. « Première grande exposition américaine consacrée au créateur, « Azzedine Alaïa : Sculpting Fashion » sera déployée à travers les salles d’art européen et les espaces d’expositions temporaires du Legion of Honor. Elle donnera vie à l’héritage d’Alaïa tout en perpétuant la riche tradition des Fine Arts Museums, qui consiste à présenter des expositions innovantes sur des créateurs ayant apporté une contribution majeure au panthéon de la mode. » L’exposition est placée sous le commissariat de Laura Camerlengo, conservatrice chargée des costumes et des textiles aux Fine Arts Museums of San Francisco, et d’Olivier Saillard, directeur de la Fondation Azzedine Alaïa. « La Fondation Azzedine Alaïa est très fière de voir l’œuvre d’Azzedine célébrée lors de la première grande rétrospective qui lui est consacrée aux États-Unis », a déclaré Carla Sozzani, fondatrice et présidente de la Fondation Azzedine Alaïa.