À chaque saison, les défilés spectaculaires de Balmain sont très attendus ! Fondée par son créateur éponyme en 1945, la Maison Balmain a dépoussiéré les codes de la Couture de l’époque pour révéler une féminité exacerbée, riche en broderies. Les tailles étaient marquées et les jupes évasées, créant des silhouettes sophistiquées qui mettaient en valeur les atouts féminins. Après la disparition de Pierre Balmain, plusieurs créateurs se sont succédé à la tête de la griffe, jusqu’en 2011, date à laquelle le jeune Olivier Rousteing a été « couronné » directeur artistique de la Maison. Depuis, le créateur n’a cessé d’insuffler modernité et glamour à la marque, tout en restant fidèle à l’héritage Balmain. Cette nouvelle révolution stylistique met l’accent sur les silhouettes et souligne les formes, sculptées dans des matières précieuses et des broderies emblématiques. Sur le podium, vestales, amazones et conquérantes du XXIe siècle arborent une allure affirmée et un style immédiatement reconnaissable. Chaque pièce est une œuvre d’art, un joyau de couture. Quatorze ans plus tard, le créateur quitte Balmain et passe le relais à Antonin Tron. Après avoir fait ses armes au sein de grandes maisons, Antonin Tron a lancé sa propre marque, Atlein, en 2016. Réputée pour ses drapés sensuels et son minimalisme sculptural, la griffe s’est rapidement imposée. La saison Automne-Hiver 2026-2027 marque un nouveau chapitre : Antonin présente sa première collection en tant que directeur artistique, dévoilant une ère nouvelle et passionnante pour la Maison.
Défilé Femme Dior Été 2027
La Collection Femme Été 2027 explore la légèreté grâce à une virtuosité technique. Le tailleur se pense comme le flou et l’air se fait presque matière, partie intégrante de la dentelle, de la mousseline de soie et de l’organza. Transparence et opacité se succèdent et se répondent. Des éléments de la Collection Automne-Hiver 2026-2027 apparaissent sous un nouveau jour : formes et volumes floraux, iridescence et silhouettes raccourcies. Dans une atmosphère désormais estivale, le souffle d’une brise chaude se fait déjà sentir : la légèreté appelle le mouvement. De longues écharpes drapées sur l’épaule et des boucles d’oreilles en cascade ornées de pierres précieuses introduisent l’asymétrie, véritable fil d’Ariane de la collection. Des accents de la Collection Homme Été 2027 se prolongent ici : costumes diaphanes, pantalons cinq poches métallisés et motif brodé d’écharpe noire en trompe-l’œil. L’essence des premières silhouettes Dior renaît, tandis que les bijoux se font légers et ajustables. Côté souliers, des photographies de fleurs s’impriment sur les talons blocs de modèles à bout carré. La sandale Dior Bow se dévoile dans une nouvelle interprétation, aux côtés de l’emblématique chaussure Dior Cigale à la semelle sculptée en pétale. Les sacs Dior Double et Dior Initial Hobo se réinventent en formats compacts en cuir souple. Un modèle inédit, d’inspiration motarde, décliné en plusieurs coloris, associe rabats de poches zippées, surpiqûres cannage et lettres « D-I-O-R » en métal. Une minaudière argentée épouse la forme d’une noix wénwán, dont une paire avait été envoyée en guise d’invitation – un hommage à cette tradition chinoise ancestrale qui consiste à faire rouler ces noix dans le creux de la main. Les sacs en résille, à l’esprit ludique, se personnalisent au gré de foulards en soie frangés ou de bouquets de pétales en georgette transparente cousus sur de la mousseline de soie créponnée – autant d’échos surprenants aux robes de la ligne. Les ateliers Dior rendent possible l’inattendu : fluidité et légèreté l’emportent.
DEFILE SAINT LAURENT FEMME ÉTÉ 2027 PAR ANTHONY VACCARELLO
« Une lumière brille d’autant plus fort que l’on sait qu’elle ne peut être saisie. Ce qui passe laisse parfois plus de lumière que ce qui demeure. » Anthony Vaccarello Rien ne rayonne ni ne reflète la lumière comme l’or ; c’est cette couleur unique et évocatrice qui définit la collection Saint Laurent Été 2027 d’Anthony Vaccarello. Elle entretient, bien entendu, une longue histoire avec la Maison, Monsieur Saint Laurent lui-même l’adorant. « J’aime l’or, c’est une couleur magique », disait-il. « Lorsqu’il se reflète sur une femme, c’est la couleur du soleil. » Pour Vaccarello, toutefois, cette couleur permet d’explorer à nouveau la puissance de la répétition. Non pas à travers la silhouette cette fois, mais en observant comment l’or — magique et mythique — peut transformer par alchimie tout ce qu’il touche. Son usage de l’or, omniprésent, hypnotique, presque obsessionnel, ne relève pas du simple ornement, mais d’une intention et d’une émotion. Qu’il s’agisse d’or profond, byzantin, pâle, Renaissance, mat, Art déco, bruni ou moderniste — presque brutaliste —, son aura se diffuse partout, illuminant le jour tout autant qu’elle éclaire l’obscurité de la nuit. Il ne se contente pas de souligner les silhouettes rigoureusement travaillées de la collection : il les enveloppe totalement, de la tête aux pieds. Vaccarello construit sa collection Été 2027 en parant d’or les archétypes les plus emblématiques du vestiaire Saint Laurent à travers les décennies : des sahariennes, trench-coats, blouses et jupes portefeuille de l’époque de Monsieur Saint Laurent jusqu’aux nouveaux classiques de la Maison imaginés par Vaccarello, tels que les manteaux aux épaules marquées, les blousons volumineux et les tailleurs courts et précis bordés de fourrure. L’ensemble évoque l’âge d’or de Saint Laurent, réinterprété par Vaccarello pour le présent. La multiplicité de ses nuances d’or est amplifiée par les matières — lamé, organza, dentelle guipure, mousseline, brocart, jacquard, coton métallisé et latex recouvert de feuilles d’or — offrant ainsi une perception renouvelée de la couleur à chaque silhouette. Si ses broderies, ses ornements façon bijou et son travail de la matière peuvent évoquer la haute couture, il s’agit avant tout d’un artisanat d’une grande complexité, pensé pour les femmes et le monde d’aujourd’hui. L’or illumine également les accessoires de Vaccarello, alliant minimalisme et opulence maximale : boucles d’oreilles monumentales en filigrane orné de pierres, ou chaussures formées de chaînes métalliques dorées reposant sur des talons en forme de serpent entrelacé, capturant l’essence même de Saint Laurent — ce frisson d’un danger séduisant. En clôture de la collection, l’or cède la place au noir, qui absorbe la lumière tout autant que l’or la reflète ; un tailleur en velours aux boutons-bijoux incarne le style YSL par excellence, mais ce sont trois robes de soirée noires aux volumes aériens — libres, spontanées et audacieuses dans leur conception — qui évoquent les racines belges de Vaccarello alors que le défilé s’achève ; car ce qui s’en va laisse parfois plus de lumière que ce qui demeure.
Dior Sunset
Dévoilés lors du Défilé Femme Croisière 2027, les souliers Dior Sunset imaginés par Jonathan Anderson se situent à la croisée de la ballerine et de l’escarpin. Plats ou à talon, ils en proposent une lecture graphique et singulière. Leur bout carré s’épanouit dans le prolongement de la semelle, dessinant à l’avant du pied une courbe inattendue. Sur certaines versions, un contrefort souple offre une autre liberté de porté. Monochromes ou bicolores, les Dior Sunset se déclinent en denim bouclé ainsi qu’en cuir, lisse ou embossé, dans une palette de teintes raffinées. Sur le côté, les initiales de Christian Dior s’expriment avec discrétion, comme une signature. Une allure nouvelle à découvrir en boutique dès le mois d’octobre.
Louis Vuitton met à l’honneur son savoir-faire à Toronto
Louis Vuitton a installé son expérience « Savoir-Faire » à Toronto, dévoilant une vaste sélection de créations, dont certaines sont présentées pour la première fois au Canada. Ouvert jusqu’au 4 octobre dans la boutique Louis Vuitton de Bloor Street, l’événement « Savoir-Faire Toronto » met en lumière des créations sur mesure et des pièces uniques qui illustrent l’artisanat et l’héritage de la maison de luxe française. La présentation comprend du prêt-à-porter féminin et masculin, la collection Objets Nomades, des malles rigides emblématiques, des montres, de la joaillerie et de la haute joaillerie, ainsi que des pièces de maroquinerie uniques. Plusieurs pièces sont proposées en exclusivité au Canada durant cet événement, notamment le fauteuil Cocoon Couture Curupira (pièce unique) du studio Campana, ainsi que des sélections issues des collections « Art de la Table » et de haute joaillerie. Cette dernière inclut le sautoir Galaxie, les boucles d’oreilles LV Color (émeraude) et des pièces de la collection Idylle Blossom. Plusieurs malles rigides font également leur première apparition au Canada, dont la Malle Vin, conçue pour la dégustation, et la Courrier Lozine 110 Monogram Asnières Bloom. L’exposition présente aussi la Lipstick Trunk, la Malle Horlogère et la collection Nano Set Mother of Pearl, qui réunit quatre sacs Nano Capucines ornés au sein d’une malle emblématique en toile Monogram. Cette présentation à Toronto s’inscrit dans le cadre des événements régionaux « Savoir-Faire » de Louis Vuitton, déployés sur les marchés du monde entier.
DEFILE GIORGIO ARMANI COLLECTION FEMME PRINTEMPS/ÉTÉ 2027 : EVOLUTION
Le style est une manière d’être, plutôt qu’un code immuable : la capacité de changer tout en restant fidèle à soi-même. L’identité, elle aussi, peut évoluer sans perdre son essence. Tels sont les principes fondateurs du langage Armani. Cette saison, les proportions et les attitudes sont redéfinies, unies par une signature graphique précise et distinctive. Il s’agit d’une évolution que Silvana Armani poursuit pas à pas, notamment à travers des tissus illuminés de reflets qui estompent les frontières entre le jour et le soir, tout en introduisant, pour la première fois, la matière tangible du coton. Les vestes inspirées du vestiaire masculin adoptent des formes allongées et fluides ; la rigueur du tailoring alterne avec des lignes qui épousent le corps sans le contraindre. Les éléments familiers changent de position et de fonction. Ce qui est familier apparaît sous une nouvelle lumière. Un écho subtil des années 1980 se retrouve dans les épaules affirmées, les géométries rythmées et les scintillements métalliques, mais il ne s’agit pas de nostalgie : le passé devient au contraire une matière à transformer, qui façonne le présent. La palette essentielle et symbolique permet à la structure, à la texture et au mouvement de s’exprimer : ivoire, noir et or. Le noir exprime la force, la profondeur et la rigueur ; l’ivoire apporte un contrepoint lumineux ; l’or insuffle de l’énergie en illuminant les surfaces. En alternance avec les motifs graphiques, le papillon apparaît comme une image de la métamorphose : il traverse différentes formes tout en préservant intacte sa nature. De petites pochettes et des minaudières soulignent les silhouettes. Des mocassins, des sandales à talons hauts et des bottes plates en néoprène accompagnent la transition vers le soir, modifiant la posture et l’attitude. Armani continue d’évoluer, fidèle à l’idée que la mode change, tandis que le style perdure.
Le défilé Croisière 2027/28 de CHANEL à Deauville
Après Biarritz, lieu emblématique de l’histoire de la Maison, la collection Croisière 2027/28 de Matthieu Blazy pour CHANEL sera présentée le mardi 27 avril 2027 à Deauville. « C’est à Deauville que Gabrielle Chanel a dévoilé ses premières créations de mode, marquant un tournant dans l’histoire de la Maison. Nous sommes impatients de découvrir la vision de Matthieu Blazy sur ce lieu fondateur à travers sa seconde collection Croisière. » Bruno Pavlovsky, Président des activités Mode de CHANEL En 1912, après ses premiers succès en tant que modiste à Paris, Gabrielle Chanel ouvre une boutique à Deauville, où elle commence à vendre ses premières créations de mode l’année suivante. Elle y ouvre la voie à ce qui deviendra le style CHANEL.télécharger ce contenu
Défilé Bottega Veneta Été 2027
Vivre à Milan permet de ressentir tout particulièrement le passage des saisons. La lumière change, la ville se déleste de son manteau sans pour autant se retrouver nue ; il en va de même pour notre façon de vivre, de nous déplacer et de nous habiller. La transition du printemps vers l’été suscite un sentiment de possibles. Les épaisseurs tombent. Le corps change de sensation. Le temps joue également en faveur de Bottega Veneta. Plus on s’immerge dans l’univers de la Maison, plus l’attention se porte sur le détail révélateur : on passe de ce qui s’offre immédiatement au regard à ce qui demande à être découvert. La beauté devient une expérience à savourer. Une expérience personnelle, semblable à la découverte de soi. Cette collection incarne ce mouvement. Le printemps qui anticipe l’été. L’été qui commence à éclore. Une métamorphose en douceur d’un état à un autre. Un dépouillement, tant physique que mental : la protection laisse place aux possibles. Les vêtements ménagent un espace entre eux et le corps, s’éloignant de la contrainte pour aller vers la liberté. La coupe s’assouplit sans perdre en précision. Le cuir se fait léger comme une plume. Le savoir-faire gagne en ingéniosité. L’intelligence et l’émotion de la main restent visibles, tout comme l’imperfection du geste. Les définitions s’assouplissent elles aussi. Le masculin et le féminin se rencontrent et se confondent. Il ne s’agit pas de neutralité, mais de la liberté de naviguer entre les genres. L’Intrecciato est au cœur de Bottega Veneta : on y tisse la matière, mais aussi les disciplines, les gestes et les liens entre les personnes. La collaboration devient une autre forme de tissage. La légèreté est porteuse d’optimisme ; elle permet au corps, aux vêtements et peut-être même à soi-même de bouger plus librement. L’été comme une proposition : porter moins, mais ressentir davantage. Laisser une ouverture pour que l’air puisse circuler.
Défilé D&G Femme Printemps-Été 2027
“Travaganza Siciliana” : c’est ainsi que Domenico Dolce et Stefano Gabbana ont baptisé leur collection printemps-été 2027. Il s’agit d’un rejet de l’homogénéité qu’ils constatent sur Internet et dans la rue. “Basta” les silhouettes composées de débardeurs minimalistes et de jeans bleus ! Dolce & Gabbana ne déroge que rarement à son ADN, mais de temps à autre, la maison crée une collection qui fait l’effet d’une injection de sérum de jouvence. Ce fut l’un de ces moments-là, et ce défilé fut l’un des plus vivants de ces dernières années : décontracté, libre et éclectique, tant dans les silhouettes que dans l’esprit. La magie résidait dans les associations. Une jupe blanche au crochet, réalisée à la main, était mise en valeur par un soutien-gorge en dentelle noire ; des tweeds épais trouvaient des alliés inattendus dans le trousseau de lin délicat de grand-mère ; une veste incrustée de corail n’était accompagnée que d’un simple short ; et une robe en soie dévorée bordée de fourrure, rappelant Paul Poiret, était propulsée dans le XXIe siècle par un jean boyfriend oversize. Les créateurs ont également puisé dans leurs propres archives : le T-shirt au logo D&G porté avec une veste en tweed sophistiquée et une jupe en mousseline léopard était un clin d’œil aux clientes qui leur racontent souvent comment elles ont passé leur jeunesse au sein de cette marque de diffusion, aujourd’hui disparue et dont on regrette depuis longtemps la fermeture. Oui, les années 2000 font désormais partie du vintage.
Défilé FERRAGAMO Printemps-Eté 2027 par Maximilian Davis
Pour le Printemps/Été 2027, Maximilian Davis poursuit son exploration des récits de libération racontés par les garde-robes du XXe siècle. Il porte cette fois son regard sur les années 1940 et en revisite les codes à travers le langage singulier qu’il a établi chez Ferragamo. Évoquant une période au cours de laquelle les femmes ont intégré à la fois les secteurs industriels et les forces armées, le vocabulaire structuré des uniformes et des vêtements de travail de l’époque est ici réduit à son essence ; épuré et raffiné ; repensé à travers un regard contemporain. « C’était une période où les vêtements, et leur structure, créaient une certaine posture et une certaine tenue : l’emplacement d’une poche dictait la manière dont on se tenait aussi bien que la manière dont on se comportait », explique Davis. « Je voulais reprendre certains éléments de cette silhouette et les moderniser pour aujourd’hui. » À travers cette nouvelle perspective, les tailleurs taille haute, ajustés près du corps, apparaissent résolument cintrés et dotés de doubles fermetures, soulignés par des ceintures fortes, tandis que des poches militaires sont apposées sur des jupes crayon et des pièces d’extérieur ; des gilets utilitaires se glissent sous les tailleurs ; les pans des trench-coats s’évasent avec élégance. Les matières insufflent à la collection des accents de fétichisme à travers des nuances cliniques de caoutchouc translucide, des chemises en cuir ou des cravates réalisées en python brillant. Ailleurs, le drapé qui caractérise l’approche de Davis du port du foulard offre un contrepoint fluide à la rigueur affirmée de la silhouette des années 1940, à travers des soies éthérées nouées en boucles, des traînes en cuir et des robes drapées entièrement brodées de sequins. Le surréalisme, qui fascine Davis depuis longtemps, revient comme motif : les textures ton sur ton de ses portraits oniriques, obtenus par radiographie et solarisation, inspirent les transparences et les contrastes des matières. De même, l’exploration sans entrave de ses muses se traduit dans la patine de cuirs délavés par le soleil, les matières naturelles et les imprimés qui évoquent la topographie des paysages. « J’ai été inspiré par les femmes de cette époque qui prenaient possession de leur propre récit : qui étaient les sujets des images, mais qui parcouraient aussi le monde pour créer les leurs », explique Davis. En matière de chaussures, la silhouette sculpturale du wedge F, imaginée pour la première fois par Salvatore Ferragamo en 1947, inspire le talon incurvé de stilettos ornés d’une nouvelle réinterprétation de l’emblématique nœud Vara, ainsi qu’une mule en satin agrémentée de bijoux aux accents Art déco. Une autre évolution du wedge F, parfois proposée avec un talon contrastant et illusionniste, vient également rehausser des sandales et des slingbacks aux lignes épurées. Pour le vestiaire masculin, l’élégance nette d’une chaussure à double boucle est présentée aux côtés d’un slipper souple en cuir nappa et d’une version polie ornée d’un bout brodé. Côté accessoires, le sac Cara – dont le design gracieux et la construction en accordéon conjuguent forme et fonction – se décline dans des interprétations saisonnières en cuir et en daim, tandis que l’emblématique Hug est reproportionné pour donner naissance à une nouvelle déclinaison de la silhouette East-West.