Défilé D&G Femme Printemps-Été 2027

“Travaganza Siciliana” : c’est ainsi que Domenico Dolce et Stefano Gabbana ont baptisé leur collection printemps-été 2027. Il s’agit d’un rejet de l’homogénéité qu’ils constatent sur Internet et dans la rue. “Basta” les silhouettes composées de débardeurs minimalistes et de jeans bleus !

Dolce & Gabbana ne déroge que rarement à son ADN, mais de temps à autre, la maison crée une collection qui fait l’effet d’une injection de sérum de jouvence. Ce fut l’un de ces moments-là, et ce défilé fut l’un des plus vivants de ces dernières années : décontracté, libre et éclectique, tant dans les silhouettes que dans l’esprit.

La magie résidait dans les associations. Une jupe blanche au crochet, réalisée à la main, était mise en valeur par un soutien-gorge en dentelle noire ; des tweeds épais trouvaient des alliés inattendus dans le trousseau de lin délicat de grand-mère ; une veste incrustée de corail n’était accompagnée que d’un simple short ; et une robe en soie dévorée bordée de fourrure, rappelant Paul Poiret, était propulsée dans le XXIe siècle par un jean boyfriend oversize.

Les créateurs ont également puisé dans leurs propres archives : le T-shirt au logo D&G porté avec une veste en tweed sophistiquée et une jupe en mousseline léopard était un clin d’œil aux clientes qui leur racontent souvent comment elles ont passé leur jeunesse au sein de cette marque de diffusion, aujourd’hui disparue et dont on regrette depuis longtemps la fermeture. Oui, les années 2000 font désormais partie du vintage.