DEFILE ALAÏA PRINTEMPS 2027

Alaïa dialogue. La collection Hiver-Printemps 2027 explore les échanges qui constituent l’essence même de la Maison Alaïa : conversations avec les femmes, dialogue avec l’artisanat, mémoire de l’histoire et expériences partagées.

Dialogue avec les femmes, toujours fondamental. Leurs corps, elles-mêmes. La liberté, une aisance d’être, une expression audacieuse. Les vêtements explorent le rapport entre l’étoffe et la peau, entre la forme et la fonction. Les parois courbes de la scénographie font écho aux courbes féminines ; l’identité façonne l’environnement. Les silhouettes magnifient la figure qu’elles habillent, célébrant la féminité.

Dialogue avec le temps. La lemniscate de l’infini — ce symbole en forme de huit — exprime l’éternité, sans commencement ni fin. Cette idée se reflète visuellement dans des vêtements qui enveloppent et dévoilent, à travers des gestes à la fois simples et complexes. C’est aussi l’emblème d’une intemporalité qui définira toujours Alaïa.

Dialogue avec Azzedine et avec la Maison, dans une continuité reliant passé immédiat et lointain. Les échos de l’héritage, mêlant codes anciens et nouveaux, témoignent du respect, de la continuité et de l’ouverture vers l’avenir. Fragments de références et gestes fondateurs — coutures, silhouettes, couleurs, méthodes de travail qui façonnent l’invisible, attitudes — sont presque imperceptibles, pourtant toujours présents, vivants comme un pouls.

Dialogue avec la création. L’excellence du façonnement peut devenir un code identitaire de la Maison, une raison d’être. Chaque pièce témoigne d’un dialogue avec les artisans et le savoir-faire de la Maison. Douceur et drapés évoquent la main humaine ; le jersey se torsade. Le cuir et les plissés en maille animent les surfaces par leur texture. Les bijoux et les décolletés acérés des chaussures traduisent une quête d’excellence commune à tous les métiers. L’artisanat est au cœur de tout.

Dialogue avec le présent. Des installations vidéo créées spécialement par l’artiste américain Julian Klincewicz entourent l’espace, mêlant images enregistrées et temps réel pour offrir une vision aux multiples facettes de la femme Alaïa. Les silhouettes se déplacent au milieu d’une foule debout, transformant la dynamique de l’ensemble.
Elles deviennent les contemporaines d’un public à nouveau placé dans un dialogue physique. Visions fugaces : le mouvement de ces corps qui passent recèle une éphémérité intrinsèque et contradictoire, alliée à des vêtements conçus pour durer éternellement.