Louis Vuitton prend la route avec Singer
Guidée par sa philosophie de l’Art du Voyage, Louis Vuitton étend son expertise et son savoir-faire dans un projet automobile d’exception. Fruit d’une étroite collaboration avec l’atelier californien Singer Vehicle Design, renommé pour ses restaurations hautement personnalisées de Porsche 911 classiques, la Maison révèle deux voitures hors du commun.
La première, le modèle Porsche 911 Reimagined by Singer – Classic, arbore une livrée exclusive, parée des couleurs emblématiques – safran, bleu cobalt et jaune – spécialement conçue avec et pour Louis Vuitton. Son pendant, la Porsche 911 Reimagined by Singer – Classic Turbo, conçue en collaboration étroite avec Nicolas Ghesquière, Directeur artistique des collections femme de Louis Vuitton, revêt une robe blanc Calcaire Lutétien, rehaussée de parements en bois précieux. Ces deux créations sont enrichies d’accessoires exclusifs, transformant chacune d’elle en une véritable célébration de l’art du voyage.
Une horloge de bord Tambour : point de départ d’une aventure automobile inédite
Les créations automobiles de Louis Vuitton et Singer Vehicle Design ont germé d’un dialogue. C’est de l’initiative du manufacturier californien, visionnaire en matière de véhicules d’exception et réputé pour son approche créative de la personnalisation automobile, qu’est née cette collaboration.
« Cette aventure unique et remarquable a commencé par la demande d’intégration d’une horloge de bord pour une voiture réimaginée par Singer. Rapidement, en plus de la conception et de la réalisation de cette horloge par les ateliers de La Fabrique du Temps Louis Vuitton, en Suisse, il nous est apparu que cette collaboration avec Singer pouvait s’étendre à la personnalisation de tous les éléments fonctionnels de la voiture, en les sublimant avec notre savoir-faire maroquinier et horloger », confie Jean Arnault, Directeur de l’Horlogerie Louis Vuitton.
Rob Dickinson, Fondateur et Président Exécutif de Singer, explique : « Les spécifications choisies par Louis Vuitton nous ont exposés à des techniques et des méthodes développées au fil de décennies d’expérience. Ils nous ont confié leur Maison prestigieuse, leurs traditions et leur vision, et ce fut une joie de réunir nos deux univers. »
Le cœur du projet s’incarne dans une horloge amovible, transformable en pendulette de bureau, et dont l’esthétique puise sa source d’inspiration de l’iconique montre Tambour, reconnaissable à sa forme distinctive et à ses douze lettres gravées et polies formant le nom de la Maison sur la lunette. Une fois celle-ci intégrée au poste de commande, il est rapidement apparu que l’intervention de Louis Vuitton ne pouvait se restreindre à cette seule pièce horlogère. La métamorphose des compteurs, défi technique et esthétique de taille, s’est imposée pour conférer une cohérence absolue à l’habitacle. Ce qui pourrait sembler anodin a représenté une année entière de travail acharné. Les designers de la Maison ont repensé chaque élément – indicateur de vitesse, compte-tours, jauges – selon les codes graphiques de la ligne Tambour, notamment à travers ses aiguilles, les finitions de ses cadrans et ses systèmes d’index. Le parti pris est éloquent : un bleu cobalt lumineux, relevé de touches d’orange éclatant pour les inscriptions, en harmonie avec le savoir-faire horloger et les exigences strictes de l’industrie automobile.
Animé par la philosophie de l’Art du Voyage, le projet a mené à la personnalisation intégrale d’une voiture. « L’ambition était de créer une véritable synthèse entre le langage architectural et intemporel de Singer et la culture Louis Vuitton, caractérisée par le raffinement des matières, le voyage et l’expression de la mode », explique Octave Chany, Directeur du design de Singer. La Maison et Singer signent ici, pour la toute première fois, une co-création automobile unique et singulière.
Pour Louis Vuitton, l’automobile transcende sa fonction de simple moyen de transport. Elle devient un univers intime, une extension de la personnalité et un pilier de l’art de vivre. Louis Vuitton a choisi d’exprimer sa vision au travers d’un coupé et d’un cabriolet, respectivement repensés par les services Classic et Classic Turbo de Singer, aux inspirations lumineuses et nomades. Empruntant l’esprit de liberté de la Californie, ces créations s’ancrent profondément dans le patrimoine et l’ADN de la Maison, offrant une expérience où le voyage devient une œuvre d’art en mouvement.
« Cette collaboration a réuni deux organisations partageant la conviction que le véritable luxe se définit par l’artisanat, l’authenticité et un souci du détail sans compromis. Ce fut un privilège pour chacun chez Singer de se voir confier les 172 années de tradition et de savoir-faire remarquables de Louis Vuitton et d’intégrer ces techniques à son propre travail. Louis Vuitton a apporté une vision du design exceptionnellement audacieuse et raffinée, axée sur l’expression de l’Art du Voyage. Ensemble, nos équipes ont combiné cette vision à l’approche de Singer en matière d’ingénierie, d’artisanat et d’exécution, se mettant mutuellement au défi d’atteindre un niveau de précision digne des deux organisations. Je ne pourrais être plus fier de la manière dont nos équipes respectives ont relevé ce défi. En chemin, ce qui avait commencé comme un partenariat créatif est devenu une véritable amitié, tant sur le plan professionnel que personnel, fondée sur le respect mutuel et une recherche commune de l’excellence. Ces deux automobiles sont le résultat de cette relation, et aucune n’aurait pu être créée sans elle », explique Mazen Fawaz, Directeur de la Stratégie de Singer.
La Porsche 911 Reimagined by Singer – Classic : l’expression la plus contemporaine de l’Art du Voyage Louis Vuitton
Dans sa livrée safran et bleu cobalt, munie d’une malle spéciale fixée sur son toit – laquelle peut être complétée par une planche de
surf ou une paire de skis – cette Porsche 911 a été réimaginée par Singer selon les spécifications imaginées par Louis Vuitton et affirme sa vocation au premier regard : une automobile conçue pour les grandes épopées. La silhouette fluide de sa ligne aérodynamique laisse bien sûr deviner des atouts de performance. Mais ce sont surtout ses détails qui viennent dévoiler toute l’expression de l’Art du Voyage selon Louis Vuitton. Fruit d’un travail de création attentif et méticuleux, chaque élément et composant a été repensé et réalisé selon des standards rarement employés dans le domaine automobile et avec le désir d’être porteur de sens.
La teinte safran, présente dans les archives de la Maison depuis plus d’un siècle et demi, et choisie pour l’ensemble des packagings depuis plus de vingt ans, entre également en résonance avec le “Bahama Yellow”, une teinte emblématique étroitement associée aux premières commandes de Singer. Elle a notamment un lien particulier avec l’univers automobile, et fait référence aux malles de voyage conçues pour Citroën en 1924. Sur ce type d’articles de voyage, les contreforts intérieurs étaient déjà bleu cobalt. L’association des deux teintes est donc particulièrement porteuse d’identité pour Louis Vuitton, tout comme le jaune vif du fil des coutures au point sellier des sièges, des portières, des articles de maroquinerie et des malles.



Dans l’univers automobile, les couleurs sont un signe de reconnaissance majeur depuis 1900, date à laquelle la coupe Gordon Bennett a introduit un système de couleurs nationales pour les concurrents. La voiture de collection arbore des pneus de démonstration rehaussés d’un bleu cobalt distinctif, inspiré des poignées et rubans des packagings de la Maison, et parachève cette signature visuelle empreinte de subtilité. En témoigne la grille d’aération du moteur, à l’arrière du véhicule, qui intègre en toute discrétion un motif géométrique formé des lettres L et V.
Louis Vuitton a naturellement transmis sa griffe à l’intérieur de la voiture, dont l’habitacle est entièrement revêtu d’un cuir naturel clair évoquant le VVT, la peausserie la plus emblématique et la plus précieuse utilisée par la Maison. Utilisé pour les poignées, les bandoulières, les bordures et les étiquettes des bagages d’exception de la marque, ainsi que ses sacs en toile enduite, ce cuir est l’une des signatures emblématiques de Louis Vuitton. Les artisans experts de Louis Vuitton ont choisi leur cuir préféré pour les sièges, sélectionnant son aspect et sa couleur afin de compléter à la perfection le revêtement en cuir inspiré du VVT qui orne l’intérieur. Le travail du cuir de l’habitacle a ensuite été réalisé par l’équipe de Singer. Une attention méticuleuse a été portée à chaque détail. Les bords des poignées de porte présentent la même teinture de tranche que sur les sacs Louis Vuitton, tandis que les coutures sont réalisées en fil jaune. Le relief en losange des sièges et des éléments de revêtement du coffre avant, et le compartiment moteur à l’arrière, reprennent le motif « malletage » spécifique aux intérieurs des malles Louis Vuitton. Pour le confort du conducteur et du passager, les sièges sont pourvus d’œillets de ventilation. Réalisés et finis à la main un à un, ils arborent le dessin emblématique de la fleur de Monogram Louis Vuitton ; un motif que l’on retrouve également sur le pare-soleil et les appuie-têtes, faisant écho au pare-brise.



L’attention au détail a guidé les artisans de Louis Vuitton et de Singer. Chaque composant du véhicule traduit une ambition esthétique rarement atteinte dans le design automobile contemporain. Les éléments en plastique que l’on trouve habituellement dans l’habitacle d’une voiture ont été entièrement remplacés par des composants façonnés à la main dans des matières nobles ou naturelles.
Boutons de réglage, interrupteurs de commande, serrures, tirettes ou grilles d’aération ont ainsi fait l’objet d’une réalisation à l’unité, en métal le plus souvent rhodié, selon un façonnage artisanal. Ils ont bénéficié individuellement de finitions manuelles comparables à celles apportées aux composants d’une pièce de Haute Horlogerie. Les sensations au toucher, comme les questions liées aux reflets ou aux jeux de lumière, ont été prises en compte et adaptées, grâce aux savoir-faire horlogers du polissage et du satinage. Les couleurs spécifiques ont été obtenues par anodisation ou traitement galvanique.
« Ce qui rend les projets comme celui-ci particulièrement passionnants, c’est précisément l’opportunité de défier ces contraintes et d’explorer de nouvelles approches en matière d’esthétique, d’identité et d’artisanat dans le domaine de l’ingénierie automobile. Des projets de cette envergure et de cette exclusivité permettent un niveau d’attention aux détails inhabituel dans le monde automobile. Chaque transition entre les matériaux, chaque reflet métallique, chaque motif de moletage, chaque interaction mécanique et chaque exécution graphique ont été soigneusement étudiées à un niveau quasi microscopique »,explique Octave Chany, Directeur du design de Singer.
Cette exigence portée au moindre détail s’est portée à l’ensemble du véhicule, y compris pour les finitions des éléments techniques du moteur, repensés par les équipes de Singer avec un degré de finition et de décoration inédit. Les bouchons d’essence et d’huile adoptent, par exemple, la typographie spécifique des pièces horlogères de Louis Vuitton. De fil en aiguille, c’est chaque composant de la voiture qui a été travaillé et façonné sur mesure. Une démarche qui devait naturellement trouver son prolongement dans l’équipement des passagers de ce véhicule hors du commun.
« Avec la création de ces deux voitures, Louis Vuitton associe pour la première fois tous ses métiers et conjugue les savoir-faire de l’ensemble des ateliers de la Maison dans un projet automobile unique et exclusif. Tous les départements de Louis Vuitton ont pris part à cette œuvre transversale inédite, qu’il s’agisse des malletiers et des maroquiniers, de la mode et des souliers, ou encore des horlogers de La Fabrique du Temps Louis Vuitton », souligne Jean Arnault, Directeur de l’Horlogerie Louis Vuitton.
Une capsule exclusive pour la Porsche 911 Reimagined by Singer – Classic : une collection conçue pour le voyage
Pour célébrer pleinement l’Art du Voyage, Louis Vuitton a habillé le propriétaire avec autant de soin qu’il a habillé la voiture. Les pièces sont taillées dans un cuir Millésime choisi pour sa préciosité et se rapprochant du cuir utilisé pour l’habitacle et des couleurs des cuirs utilisés à l’intérieur de la voiture, si bien que la capsule apparaît comme une extension de l’intérieur plutôt que comme une garde-robe posée à côté.
Le look commence avec le conducteur : une veste de pilote confectionnée en cuir naturellement grainé, dotée d’une fermeture éclair perforée et de trois œillets en forme de Fleur de Monogram sur la poitrine, un motif directement inspiré des sièges et du pare-soleil de la voiture. La doublure en soie reprend discrètement la fleur brodée, un détail visible uniquement de la personne qui le porte. En dessous, un jean à la coupe droite en denim épais de coton et de soie est lavé pour un aspect vieilli, subtilement rehaussé de surpiqûres contrastées, d’un bouton gravé couleur or vieilli et d’une étiquette Louis Vuitton x Singer au dos de la taille. Les souliers de conduite sont proposés en deux options distinctes : la LV Rally, une chaussure de conduite ornée des initiales LV sur le côté et dotée d’une semelle à picots en caoutchouc, ou la Derby LV Remix, une silhouette plus lifestyle aux accents héritage, agrémentée d’une clochette bleu profond décorée du projet « Louis Vuitton Singer » et d’œillets en forme de Fleur de Monogram. Les gants de conduite sont perforés, dans une teinte naturelle ou bleu cobalt. Enfin, un casque jet en fibre de carbone et de verre, garni de cuir de veau et rehaussé d’une casquette rivetée, complète la silhouette.
Même les clés bénéficient d’un traitement sur mesure. Un étui pour six clés s’ouvre pour révéler un marquage Louis Vuitton x Singer. Alternativement, une cloche porte-clés, soulignant le bleu signature de la Maison, peut s’accrocher à une anse de sac ou être portée autour du cou. Une pochette pour les documents du véhicule, conçue sur le modèle d’une pochette d’affaires des années 1950, comprend un intérieur bleu contrastant et un compartiment zippé pour stylo.



La bagagerie est conçue sur mesure pour la voiture. Un sac à casque inspiré des années 1950 accueille le casque sur mesure, dont les garnitures sont assorties à la teinte du bouchon dont l’intérieur reprend le malletage des portes et des sièges. La Bisten, descendante directe des valises que la Maison a inscrites au catalogue en 1892, ornée d’une poignée bleue et d’un porte-adresse, permet de garder la garde-robe à plat et sans faux plis. Le Keepall, icône de la Maison depuis 1930, permet d’emporter une garde-robe d’une semaine en cabine, et une paire de sacs pour coffre avant est façonnée pour s’ajuster parfaitement au nez de la voiture.
Dès 1897, le visionnaire Georges Vuitton proposait des malles conçues spécifiquement pour les automobiles, capables de se fixer à l’arrière ou sur le toit des véhicules. Elles intégraient des serrures spécifiquement brevetées, une véritable révolution pour l’époque. L’innovation ne résidait pas seulement dans la fonctionnalité mais aussi dans la forme : les malles étaient conçues plates pour faciliter l’empilage, optimisant ainsi l’espace et la praticité. L’expertise du travail de la forme s’accompagnait d’une matière innovante, la toile « Vuittonite », à la fois imperméable et souple, qui pouvait également être teinte dans la même couleur que la carrosserie pour une personnalisation complète. Légères et adaptables, les Malles Auto Louis Vuitton épousaient étroitement les galbes et les courbures des carrosseries. À partir de 1905, un catalogue complet d’équipement fut proposé, incluant des nécessaires pour faire étape et déjeuner en bord de route, ou les inventifs « Sacs Chauffeurs » imperméables, tirant avantageusement parti de l’espace entre les roues de secours pour accueillir chapeaux et effets personnels.



Conçue pour s’adapter parfaitement à la forme de la voiture, la galerie de toit sur mesure transporte tout ce qui est nécessaire au voyage, comme par exemple une planche de surf Louis Vuitton. Fabriquée à la main à Angers avant d’être acheminée sur la côte Atlantique pour son revêtement en résine et ses ailerons, elle est ornée d’une marqueterie Monogram en chêne blond et noyer riche, nécessitant d’innombrables heures de travail artisanal. Une paire de skis complète la gamme. Créée dans les Alpes françaises à partir de bois, de titane et d’acier, l’association de matériaux naturels et techniques assure résistance, réactivité et agilité.
Ensemble, ces accessoires incarnent une expression contemporaine complète du savoir-faire historique de Louis Vuitton dans la conception d’équipements fonctionnels pour l’automobile et le voyage.
La Porsche 911 Reimagined by Singer – Classic Turbo : quand la mode rencontre le design automobile
Une fois la conception du coupé aboutie, la collaboration créative entre Louis Vuitton et Singer s’est trouvée renforcée et prolongée par un autre projet d’envergure : le développement d’un cabriolet turbocompressé sous la direction visionnaire de Nicolas Ghesquière, Directeur artistique des collections femme chez Louis Vuitton. Doté d’une carrosserie blanche ivoire subtilement rehaussée de touches de marron, il dévoile un intérieur où le cuir et le bois s’harmonisent en un hommage sophistiqué à l’élégance des bateaux à moteur classiques. « Le design automobile est une passion qui m’a toujours habité. Ma collaboration avec Singer a été l’occasion de renouer avec ce monde fascinant – une opportunité magnifique d’explorer des automobiles vraiment exceptionnelles », souligne Nicolas Ghesquière. La Porsche 911 Reimagined by Singer – Classic Turbo incarne la vision de Nicolas Ghesquière à travers son désir de mêler deux mondes distincts : le nautisme et l’automobile. Cette fusion reflète directement l’approche du créateur, car il intègre fréquemment des univers contrastés dans ses collections. L’utilisation du bois confère à ce cabriolet une allure unique et résolument contemporaine, à l’image de la vision créative de longue date de Nicolas Ghesquière. L’automobile, source d’inspiration inépuisable, est un thème récurrent dans ses collections depuis son arrivée chez Louis Vuitton, comme l’illustre la séance photo emblématique de sa première campagne.
En travaillant en étroite collaboration avec les équipes de Singer, Nicolas Ghesquière a concrétisé sa perception vision de la voiture idéale : un véhicule ouvert sur le monde, la nature et la plénitude de la vie, favorisant un contact direct avec le soleil et un profond sentiment de sensualité. Le choix d’un cabriolet s’est imposé de lui-même. Dès le début du projet, il l’a imaginé comme l’incarnation de l’esprit Louis Vuitton : élégant, moderne et affirmé. Le cabriolet est donc aussi sensuel que puissant, alliant un style sophistiqué à des prouesses exceptionnelles. Tandis que le grand aileron arrière, typique des modèles turbocompressés, souligne ses capacités, le compartiment à bagages à ouverture arrière s’impose comme une prouesse d’ingénierie impressionnante, révélant un pont en bois inspiré du teck qui prolonge le dialogue avec la beauté intemporelle des bateaux à moteur. La palette de couleurs, alliant un écho du Calcaire lutétien – cette pierre calcaire blanche qui a façonné le paysage parisien, notamment le siège historique de la Maison au Pont Neuf surplombant la Seine – à d’exquis accents dorés qui ornent la voiture comme des bijoux subtils, ainsi qu’aux teintes naturelles du cuir et du bois, reflète le sens du raffinement de Nicolas Ghesquière et un art de vivre intrinsèquement lié à l’Art du Voyage Louis Vuitton.
Comme pour le coupé, chaque élément du véhicule, qu’il soit fonctionnel ou décoratif, a été réimaginé par les équipes de Louis Vuitton et de Singer, avec la même attention portée aux moindres détails, aux matériaux, au savoir-faire et aux finitions. Chaque composant est unique, intégrant divers éléments en bois, y compris les pare-chocs, ce qui a représenté un défi supplémentaire pour les designers et les ingénieurs impliqués dans ce projet. « La profondeur du dialogue établi entre les univers du design automobile, de la haute horlogerie et de la maroquinerie rend ces deux voitures particulièrement remarquables. La collaboration avec Nicolas Ghesquière a été tout aussi fondamentale pour élever le concept. La sensibilité de Nicolas Ghesquière aux proportions, aux silhouettes et à l’expression culturelle a apporté une perspective qui a propulsé les voitures au-delà du design automobile traditionnel », note Octave Chany, Directeur du design de Singer.
L’horloge de bord de bord sur mesure n’est pas intégrée à l’instrumentation derrière le volant. Elle occupe plutôt le centre de la console, garnie de cuir naturel, où des compteurs dorés chaleureux, un cadran fini dans la teinte exacte de la carrosserie extérieure et une clé de contact dorée assortie créent un dialogue harmonieux entre l’intérieur et l’extérieur. Le tableau de bord porte la signature Louis Vuitton, qui fait écho, une fois la nuit tombée, aux feux arrière, tandis qu’un empiècement en cuir distinctif sur le volant — l’un des détails emblématiques de Nicolas Ghesquière — renforce subtilement l’identité de la Maison. Tous les éléments fonctionnels sont façonnés en métal, avec la même attention méticuleuse portée aux finitions et aux traitements de surface que pour la voiture “Classic”, en harmonie avec la précision de la haute horlogerie. Sous l’horloge du tableau de bord, la garniture du levier de vitesse évoque la silhouette du sac Noé à travers son lien en cuir naturel.
Derrière les sièges, habillés de cuir sur une coque en bois technique, se trouve un compartiment à bagages développé spécifiquement pour la forme unique de la voiture. Il est façonné en bois verni selon la même technique que celle utilisée pour les ponts des runabouts. Il offre un espace généreux pour les bagages Louis Vuitton sur mesure adaptés à la voiture, ainsi que pour la capote légère, elle-même inspirée de l’univers nautique. Des boiseries tapissent également le compartiment moteur arrière et le coffre avant, qui abrite une malle sur mesure composée de trois valises qui s’emboîtent pour former des compartiments de rangement à la fois hautement fonctionnels et élégamment conçus. Les sangles de fixation en cuir sur les capots avant et arrière, dotées de boucles à ardillon, évoquent subtilement le sport automobile, les traditions du malletier et les bracelets de montre.
Une capsule exclusive pour la Porsche 911 Reimagined by Singer – Classic Turbo : une collection sur mesure pour des voyages raffinés
Pour parfaire l’expérience de conduite de ce cabriolet d’exception, Nicolas Ghesquière a imaginé une collection capsule exclusive dans laquelle chaque pièce répond à la voiture. Elle s’inspire du registre même du cabriolet, la carrosserie blanche, le bois, l’or porté comme un bijou, afin que ce que le conducteur transporte et prolonge la voiture plutôt qu’elle ne l’accompagne.
Le temps se mesure à plusieurs endroits. L’horloge du tableau de bord, déjà au centre de la console, trouve son écho au poignet avec la Tambour Automatic, une pièce de quarante millimètres en céramique et or jaune dont le bracelet est ininterrompu, sans goupille apparente. Lorsqu’elles ne sont pas utilisées, toutes deux reposent dans le Coffret Trésor, créé pour la première fois par Georges Vuitton en 1896 et réédité ici en duo : l’un berce la montre sur son coussin, l’autre accueille l’horloge de bord prête à être clipsée à nouveau à côté du levier de vitesse. Un étui plus petit, à double rabat et fermé par un bouton-pression magnétique, contient la montre seule.
Pour le conducteur, une combinaison sur mesure en soie parachute intègre la seconde initiale de la Maison dans des coutures en relief en forme de V plutôt qu’un badge, ses tirettes de fermeture éclair et ses boutons-pression étant discrètement gravés. Les gants de conduite épousent la main en cuir tressé et un bouton-pression Monogram peint à la main, rappelant le bois qui habille l’habitacle. La LV Sneakerina se fait basse et légère sous le pied, sa signature ne se laissant deviner qu’au travers d’une découpe sur le côté. Pour compléter le look, des lunettes de soleil en métal doré et acétate dissimulent une fleur de Monogram sous un verre, accompagnées d’un casque en carbone, fibre de verre et crème vernie, rehaussé d’une visière couleur fauve.
Ce que la voiture transporte est étudié avec autant d’attention que ce que porte le conducteur. Une housse à vêtements se replie à plat contre l’habitacle, avec un cintre et un porte-nom à l’intérieur. L’Alma s’assouplit pour adopter une forme de voyage et l’Express restitue à son intérieur le malletage d’une doublure de malle, tandis que le Noé arbore la silhouette à cordon de serrage dont s’inspire le levier de vitesse. Le Cruiser est dimensionné pour ne contenir guère plus qu’une paire de gants et des lunettes de soleil, avec une boucle pour maintenir sa propre poignée ouverte. La Petite Malle est taillée dans un bois qui reflète les détails les plus raffinés du bois utilisé pour le véhicule, puisant dans une essence dont la teinte chaleureuse résonne en parfaite harmonie avec la palette signature de la voiture, et les papiers d’une automobile unique voyagent dans leur propre étui en cuir sur mesure.
Les bagages les plus grands sont conçus pour la voiture. La malle en trois parties déjà installée dans le coffre avant s’extrait sous forme de trois valises individuelles lorsque le voyage l’exige, et le Keepall 45 est doté d’une housse amovible qui double sa protection et change son aspect, telle une voiture qui attend sous sa propre housse sur mesure.
Les clés ont été conçues avec la même attention que la voiture qu’elles ouvrent. Un porte-clés arbore le LV Blazon, emblème de la collection, et le collier Monogram Heritage suspend une cloche à clés en cuir et un médaillon à une chaîne, la clé du véhicule se portant près de soi. Même la plus petite pochette, précisément dimensionnée pour les clés à venir, est rehaussée de surpiqûres jaunes contrastantes.
Louis Vuitton et l’élégance automobile : un retour vers le futur
Depuis sa fondation en 1854, Louis Vuitton est indissociablement lié au monde du voyage et intrinsèquement associé aux évolutions des modes de transport. Dès la fin du XIXe siècle, l’essor de l’automobile devient un laboratoire d’innovation pour la Maison, qui propose aux conducteurs une gamme de malles, des bagages ou des accessoires aussi pratiques que raffinés.
En 1909, les jumeaux Pierre et Jean Vuitton, petits-fils de Louis Vuitton, vont plus loin et créent leur propre voiture, sur la base d’un châssis sportif réalisé par le constructeur Stabilia, pour mettre en valeur les produits de la Maison, que dirige leur frère, Gaston-Louis Vuitton. Après avoir équipé les équipages des grands raids Paris-Pékin et New York-Paris via Moscou, la Maison fournit ensuite des ambulances pendant la Première Guerre mondiale. Elle collabore avec les carrossiers les plus prestigieux et les plus grandes marques automobiles durant l’entre-deux-guerres, fournissant notamment des bagages pour certains de leurs modèles les plus emblématiques. Si la standardisation industrielle, à partir des années 1940, met fin à l’époque de la carrosserie à façon, et avec elle des malles, Louis Vuitton continue à recevoir des commandes spéciales, notamment pour des bagages sur mesure devant épouser parfaitement les coffres.
Le lien entre Louis Vuitton et le monde automobile se poursuit dans les années 1980 et 1990, grâce à une série d’initiatives marquantes qui célébraient à la fois le design et le patrimoine. La Maison conçoit des malles et des bagages contemporains sur mesure pour des concept-cars. Les Concours d’Élégance automobile organisés par Louis Vuitton, à Paris, avec des événements à Bagatelle puis à Saint-Cloud, mais aussi en Angleterre, notamment à Londres, ou au Rockefeller Center à New York, attirent un public nombreux. Le Louis Vuitton Design Award récompense des concept-cars innovants. Les grands rallyes internationaux Louis Vuitton Classic Run fascinent collectionneurs avertis et admirateurs de l’âge d’or de l’automobile, qui représente l’essence même du voyage.
La relation entre Louis Vuitton et l’automobile, faite de créativité, de modernité et de poursuite de l’excellence, a naturellement nourri le dialogue avec Singer Vehicle Design tout au long de la conception du projet des deux voitures.
Singer : réinventer l’automobile
Fondée en Californie en 2009, Singer représente une philosophie exprimée par « Une quête incessante de l’excellence ». L’entreprise a bâti sa réputation sur la transformation sur mesure de Porsche 911 classiques, leur offrant une métamorphose contemporaine. L’approche de l’entreprise est définie par trois principes directeurs : la beauté, le savoir-faire artisanal et l’ingénierie ; une célébration des voitures de sport les plus emblématiques au monde, et un lien profond avec la Californie et sa culture automobile.
Les services de Singer permettent aux propriétaires de restaurer et de personnaliser des voitures de sport analogiques fascinantes pour la route et la piste. L’entreprise dispose désormais de deux ateliers : l’un en Californie, où le coupé Classic a été réalisé, l’autre en Angleterre, où le cabriolet a été façonné.
Aujourd’hui, la marque Singer est suivie par une large communauté de passionnés à travers le monde. Cette année, son influence sur le monde automobile a été reconnue alors que Singer a été l’invité d’honneur du prestigieux Festival of Speed de Goodwood, au Royaume-Uni. De la rencontre entre Louis Vuitton et Singer sont nées deux automobiles exceptionnelles, dont chaque détail est significatif.
Une union des compétences pour une synergie d’exception
La collaboration entre Louis Vuitton et Singer, singulière et inédite, transcende la simple association. Elle marque une rencontre entre deux mondes d’excellence, où la richesse des échanges a profondément enrichi les identités distinctes de chaque Maison.
« Cette collaboration fut une expérience unique d’enrichissement mutuel. Le projet nous a apporté de nouvelles connaissances et des perspectives inédites. Une collaboration fructueuse qui a également mis en lumière la synergie et l’enthousiasme de tous les départements de la Maison », explique Jean Arnault, Directeur de l’Horlogerie Louis Vuitton.
Portées par l’ambition d’atteindre un niveau de savoir-faire exceptionnel, sans compromettre l’intégrité ou la fonctionnalité des véhicules, les équipes de Louis Vuitton et de Singer ont repensé les deux voitures. Elles leur ont conféré un caractère avant-gardiste et unique, tout en respectant la touche intemporelle et l’authenticité technique de l’architecture automobile emblématique des deux anciennes Porsche 911 ayant servi de base à la préparation de Singer.
Chaque décision de conception fut le résultat d’un équilibre délicat entre innovation audacieuse et hommage respectueux. Il était impératif que chaque choix reste réalisable, en parfaite adéquation avec les exigences strictes d’ingénierie, de durabilité, d’ergonomie et de fabrication.
« Il était important de rester fidèle à l’idée d’un véhicule fonctionnel et utile. Au-delà de l’esthétique, la voiture devait continuer à exprimer la notion émotionnelle du voyage profondément ancrée dans l’ADN de Louis Vuitton, tout en préservant la pureté, la maniabilité et l’intégrité technique qui définissent Singer », ajoute Octave Chany, Directeur du design de Singer.
Les deux voitures réalisées par Louis Vuitton et Singer, en mariant l’ensemble de leurs savoir-faire respectifs sont un manifeste d’une poursuite constante de perfection au service d’un art de vivre guidé par la recherche de performance, de la qualité et de la beauté.