Dolce & Gabbana cherche à lever des fonds en échange d’un abandon de créance

Au cours de l’exercice clos le 31 mars, la dette de Dolce & Gabbana Holding a grimpé à environ 465 millions d’euros (542 millions de dollars), contre quelque 380 millions d’euros lors de la période précédente, selon le premier document consulté. Le chiffre d’affaires a légèrement reculé, passant de 1,9 milliard à 1,86 milliard d’euros, tandis que l’excédent brut d’exploitation (EBITDA) a chuté à environ 10 millions d’euros, contre près de 30 millions auparavant.

En avril, Dolce & Gabbana Srl a perçu 150 millions d’euros de la part d’EssilorLuxottica SA après avoir prolongé jusqu’en 2050 un contrat de licence existant. Un porte-parole de Dolce & Gabbana a refusé tout commentaire.

Dolce & Gabbana a remanié sa direction ces derniers mois alors qu’elle mène des négociations avec ses créanciers. Le cofondateur Stefano Gabbana a quitté son poste de président cette année et envisage différentes options concernant sa participation d’environ 40 % dans l’entreprise, a rapporté Bloomberg. Cette démission n’a aucune incidence sur ses activités créatives, a précisé la société en avril.

La maison de couture a également nommé Stefano Cantino, ancien dirigeant de Gucci, au poste de co-directeur général aux côtés d’Alfonso Dolce, frère du cofondateur Domenico.

Stefano Gabbana et Domenico Dolce ont fondé l’entreprise en 1985 et en ont rapidement fait l’une des marques de mode les plus emblématiques au monde. Bien que le duo se soit séparé il y a plus de vingt ans, ils sont restés partenaires commerciaux et détiennent conjointement une société holding qui contrôle 80 % de l’entreprise. Le solde est détenu séparément par Domenico, Alfonso et leur sœur Dorotea.